Algérie : de nouvelles rumeurs sur l’état de santé de Bouteflika

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Abdelaziz Bouteflika

Une éclipse de quelques jours et, à nouveau, la polémique. Au lendemain de l’annulation du Conseil des ministres, prévu initialement mercredi dernier, les spéculations vont bon train sur la santé réelle du chef de l’Etat. Puis, soudain, certains n’hésitent même pas à parler d’une nouvelle hospitalisation à Paris.

Le journal en ligne Algérie-Express est le premier à faire état d’une nouvelle hospitalisation du chef de l’Etat. « Nous apprenons (…) de source sure que dans la matinée d’hier Bouteflika, déjà mal en point, s’était effondré, d’où l’annonce tardive de l’annulation du conseil des ministres. Immédiatement les médecins qui l’ont suivi aux Invalides ont été appelés en urgence à Alger. Aussitôt, les aéronefs du Glam ont été mis en alerte. Selon notre source, l’évacuation sur Paris a été effectuée ce jeudi vers 17 heures », écrit le site sans plus de précisions.

Plus intriguant encore, un internaute anonyme a posté sur le site du journal électronique Algériepatriotique.com, un site proche du sérail car appartenant au fils de l’ancien ministre de la Défense nationale et général à la retraite Khaled Nezzar, un commentaire qui donne des détails troublants. Le témoignage en question révèle de scènes créées par Saïd Bouteflika, avec la complicité de Abdelmalek Sellal et de Ahmed Gaïd-Salah, consistant à montrer le président en train de converser avec ses interlocuteurs. Or, selon le même témoignage, les scènes sont filmées à plusieurs reprises, car, ajoute-il, le chef de l’Etat n’est pas capable de se tenir debout. L’homme parle « d’abus de faiblesse » sur un homme malade.

Ces informations sont corroborées par d’autres témoignages. C’es le cas du journaliste Anouar Malek qui écrit sur son blog que le chef de l’Etat «est incapable de parler ou de bouger», créditant encore une fois la thèse de l’incapacité physique. Selon le journaliste établi à Paris et proches des services secrets algériens, tout ce cinéma est «organisé de sorte à empêcher l’application de l’article 88 de la Constitution».

En l’absence d’une communication officielle rapide et crédible, il est donc difficile de vérifier ces informations. Une chose est toutefois certaine : il n’y a pas de fumée sans feu.

Essaïd Wakli