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L’économie algérienne est en danger. L’excédent commercial du pays est en net recul. Alors que l’excédent était de plus de 16  milliards de dollars les 8 premiers mois de l’année passée, il est redescendu à 8,5 milliards durant la même période de l’année en cours.

Les chiffres fournis lundi par le CNIS sont inquiétants. L’excédent commercial du pays est réduit de 46%. L’écart entre les importations et les exportations s’est rétrécit. Pis, l’Algérie, pays mono exportateur, risque de se retrouver du jour au lendemain avec des difficultés de faire face à ses dépenses les plus élémentaires.

Cette nouvelle donne risque de changer beaucoup de choses. A commencer par le regard du gouvernement à la question. Lors de son déplacement à Médéa, Abdelmalek Sellal a mis en garde contre le fait que l’économie nationale soit dépendante des hydrocarbures. « La seule solution aujourd’hui est de se lancer dans la concurrence et la production industrielle et agricole […], l’Algérie a enregistré beaucoup de retard dans ces domaines par rapport aux années 70 », a-t-il déploré, selon les propos repris par l’APS. Selon lui, l’économie nationale connaît des « défaillances ». Sauf que le débat n’est pas nouveau.

Bémol : l’association nationale des importateurs algériens annonce une «reprise de 20 à 25%» des exportations hors hydrocarbures du pays. Un regain qui annonce probablement le renouveau de l’économie nationale.

A préciser que le niveau actuel des prix du pétrole est élevé. Sinon, l’écart entre les exportations et les importations se rétrécira d’avantage. Ce sera donc une catastrophe de plus.

Cette nouvelle menace a poussé le ministère des Finances à demander, selon certaines sources médiatiques, de réduire les dépenses de fonctionnement de certains départements ministériels.

Essaïd Wakli