Le dernier récipiendaire du clan d’Oudja qui prétend hériter de ton œuvre est en phase de conduire l’Algérie vers une autre guerre civile plus meurtrière que celle de la décennie noire.

Le dernier héritier du clan d’Oujda est en train de brader l’Algérie. Il va sacrifier des milliers d’Algériens, les opposant les uns aux autres, dans le seul but de se maintenir au pouvoir et préserver les biens volés au peuple et les avantages indûment acquis par ses protégés.

Boumediène réveille toi !

« L’homme providentiel », coopté et élu par défaut pour trois mandats successifs, a mené insidieusement le pays à la reddition, dans les marécages de l’infamie, de la luxure, de l’incontinence, de la corruption et du reniement.

Le FLN dont il s’est autoproclamé président d’honneur s’est livré à lui, pieds et poings liés, par la lâcheté de ses membres. Il l’a vidé de sa substance révolutionnaire et de sa quintessence monastique qui faisaient de lui le chantre aux principes inaliénables et le dépositaire du sermon de novembre 54. Il est parvenu par ruse et félonie à désancrer le navire FLN de son port d’attache naturel et le faire déserter par son équipage sacramentel, pour l’amarrer aux quais de la piraterie et le délester de sa vocation révolutionnaire. Il a porté au cénacle du FLN un «Drabki», de 12ème couche, qui n’a rien d’un derviche tourneur pour égayer leurs maléfices nocturnes et dont on dit qu’il a volé rien que 3000 milliards ! A travers cette cure de salissures qu’il faisait ingurgiter avec acrimonie et persévérance au FLN c’est toute l’Algérie et ses institutions régaliennes qui subissent l’humiliation, l’impéritie, l’imposture, le laxisme, le népotisme, la prévarication, la corruption endémique, le fourvoiement et l’inéluctable reniement.

Tu disais avec Kateb Yacine qu’on ne souille pas impunément les symboles et les armoiries de la révolution. Le FLN est un symbole de la lutte héroïque du peuple algérien ; vas-tu les laisser nous dépouiller de nos symboles, de notre patrimoine, de notre passé, de notre culture, de l’irrédentisme de nos langues vernaculaires, de nos illustres Aguelides, et tolérer l’outrecuidance des félons qui œuvrent pour l’affaiblissement du pays et la revanche des fils des Harkis sur les fils des Chouhadas, ainsi qu’à l’aliénation des patriotes et anciens Moudjahiddines qui au prix de leur vie ont avec l’armée nationale sauvé la patrie de la destruction par des groupes salafistes affiliés aux groupes d’intérêts occultes ?

Boumediène réveille toi !

Après ta disparition le bateau Algérie prit de l’eau et alla à la dérive pour s’échouer sur les récifs de l’absolution du « Makhzen ». Son équipage de mercenaires garde le cap de la corruption, assailli par la meute de rats qui accourent de toute part attirées par la ripaille et la fange qui s’agglutine dans tous les rouages grippés des institutions infestées par le clan de l’opprobre, de la perfidie et de la félonie. Cet équipage, motivé par sa hargne et son avidité de revanche à prendre sur l’Algérie de novembre 54, du congrès de la Soummam et du FLN de Ben M’hidi, Didouche, Abane et Boudiaf, livre le pays au pillage organisé par le clan idoine de la smala de «l’homme providentiel», le moins mauvais dit-on !

Le pavillon hissé de la piraterie des multinationales adipeuses, américaines, anglo-saxonnes, italiennes, françaises, canadiennes, australiennes, émiraties, égyptiennes et tutti-frutti… s’est substitué au pavillon de la Sonatrach, pour que ces compagnies voraces s’adonnent à cœur joie à œuvrer au pillage des seules ressources de l’Algérie que tu as eu le mérite historique de restituer au peuple.

Boumediène réveille toi !

Le peuple de héros dont tu es issu semble s’être mû par la volonté de ses gouvernants en un peuple de veaux. La «Fetwa» des Emirats arabes a été dite par les Oracles de la sinécure et promulguée par consentement mutuel pour prendre en otage le pays et le réduire au rang de suzeraineté vassale. L’Algérie de un million et demi de martyrs a été livrée aux crocs et morsures vénéneuses de ces «frères arabes» avides de sang et mortellement jaloux de notre révolution et de son peuple rebelle. Il est de leur impératif de la corrompre, de la souiller et de la réduire à quémander leur charité dans le ciboire de la repentance.

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