No war on Syria, pas de guerre en Syrie, telle était la revendication du rassemblement qui a eu lieu le 11 septembre à 14h au pied de la Grande Poste. Une quinzaine de personnes se sont réunies, et ont déployé quelques affiches contre la guerre en Syrie. Une guerre pour l’instant en suspend, et qui emprunte les chemins diplomatiques. 

Parmi les signataires de l’appel, Chawki Amari, journaliste et chroniqueur à El Watan, Mustapha Benfodil, écrivain et journaliste et Fares Kader Affak, artiste. Tous les trois membres du groupe Bezzzef, un mouvement de contestation algérois. Ils encouragent toutes les forces à « empêcher cette guerre et assurent au peuple syrien et à toutes les organisations démocratiques et progressistes leur solidarité et soutien dans les épreuves qu’ils endurent ».

Le sit-in n’a pas fait long feu, face à l’intervention des forces de l’ordre. Une dizaine de policiers, presque autant que de manifestants, ont embarqué au bout d’une demi heure une dizaine de personnes au commissariat le plus proche, le rassemblement étant interdit. D’autres personnes, venus à pour l’occasion se sont tenues à l’écart pour éviter la police. Sur la page Facebook de l’événement, 69 participants étaient annoncés.

Les photos interdites, les portables vérifiés, un des policiers a annoncé qu’il avait l’habitude de ces rassemblements, à chaque occasion avec les mêmes manifestants qu’il a décrit comme des « trouble-fêtes ». D’autres personnes qui ont assisté en retrait au rassemblement ont dénoncé la répression policière, devenue une habitude, qui paradoxalement fait d’un rassemblement pacifique, tout un « événement ».

Notez cet article