Le prochain remaniement gouvernemental va apparemment apporter de nouveaux changements. Des bruits de salons à Alger annoncent, en effet, un large mouvement dans le corps des walis. Des sources concordantes indiquent à Algérie-Focus qu’une vingtaine de walis seront sanctionnés et plusieurs responsables locaux, dont une majorité des chefs de daïras, vont soit quitter leurs postes soit changer de lieu de travail.

Parmi les walis en exercice, au moins deux sont sur le point de changer de destinée. Le premier est celui de Tlemcen. Abdelwahab Nouri intégrerait le gouvernement lors du prochain remaniement, tandis que le wali d’Alger, Mohamed-Kébir Adou, sera nommé Consul général à Paris lors d’un prochain mouvement dans le corps diplomatique, soulignent plusieurs sources concordantes.

Ce mouvement dans le corps des walis a déjà été annoncé, au début de l’été, par le ministre de l’Intérieur, Daho Ould-Kablia. Ce dernier n’avait, en revanche, pas annoncé les noms des gens qui devaient quitter leurs postes et de ceux qui devaient changer de lieu d’affectation. Il y a lieu de préciser que, souvent, ces commis de l’Etat, qui sont à la tête des wilayas, sont les véritables yeux et oreilles de l’Etat au niveau local. Les walis disposent de pouvoirs exorbitants au détriment des maires qui sont élus par la population. Le dernier code de wilaya et de la Commune a consacré d’avantage le pouvoir des walis. Ces derniers sont, par contre, rarement jugés pour leurs performances. Dans beaucoup de cas, un wali qui n’a pas bien travaillé est, au pire des situations, affecté ailleurs…

Essaïd Wakli

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