Ces migrants étaient en route pour l’Algérie. Pour l’heure, cinq corps, deux femmes et trois adolescents, ont été retrouvés par l’armée nigérienne.

Piégés au milieu du désert saharien au Niger dans un véhicule en panne, au moins 35 voyageurs désespérés sont morts à petit feu. Ces migrants subsahariens tentaient de gagner l’Algérie. « Des voyageurs nous ont rapporté avoir vu et compté jusqu’à 35 cadavres, en majorité des femmes et des enfants, sur la route », explique Abdourahmane Maouli, le maire d’Arlit, ville minière du nord nigérien.

19 autres migrants ont été conduits à Arlit, indique un gendarme nigérien. Parmi eux des « familles entières, dont de très nombreux enfants et femmes, qui ont embarqué pour l’Algérie où elles comptaient vivre de la mendicité », observe Azaoua Mamane, responsable de l’ONG Synergie, basée à Arlit.

Ce contingent d’une trentaine de migrants subsahariens s’était élancé « vers le 15 octobre » d’Arlit direction Tamanrasset, explique Rhissa Feltou, maire d’Agadez, grande ville du nord du Niger.

Lorsque l’un des véhicules est tombé en panne, l’autre est reparti vide, sans les migrants, pour chercher des pièces mécanique afin de réparer l’automobile, a raconté le maire d’Agadez. A court de réserves d’eau, les migrants clandestins se sont dispersés par petits groupes à la recherche d’un oasis au milieu du désert saharien. Après des jours de marche, la majeure partie d’entre eux est morte d’épuisement et de déshydratation. Seuls cinq migrants subsahariens ont survécu à ce drame. Revenus par chance à Arlit, ces cinq rescapés ont alerté l’armée « qui est arrivée trop tard sur les lieux », a déploré Rhissa Feltou.