Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelamdjid Tebboune a jeté un vrai pavé dans la mare. Interrogé par le site Tout sur l’Algérie au sujet du début des travaux de Dounia Parc, le ministre a répondu qu’ « aucun permis de construire n’a été délivré. On n’a jamais été saisi ».

Cette affirmation est d’autant plus énigmatique que l’entreprise émiratie chargé de la réalisation du projet a annoncé, il y a quelques jours, que la construction de Dounia Parc a commencé. Sur 800 hectares, Dounia Parc propose villas et appartements de standing entourés d’espaces verts. Divers équipements de loisirs parmi lesquels un golf, des « académies de tennis et de football, des centres commerciaux et des restaurants ainsi qu’une structure hospitalière privée. Bloom Properties a terminé les essais initiaux et l’enquête topographique et commence à présent les premiers travaux d’aménagement paysager », avait annoncé la filiale émiratie.

Ce n’est là qu’un nouveau chapitre dans un feuilleton qui risque de s’éterniser. Car, le projet de Dounia Parc n’en finit pas de livrer de nouveaux éléments. Depuis son lancement, initialement sur 120 hectares, le projet de la construction de ce parc de loisirs n’a jamais cessé de faire parler de lui. A commencer par l’extension de la surface dédiée au parc, en passant par de demandes d’autorisation de financements, pour arriver aujourd’hui à un nouveau quiproquo qui n’est pas forcément fait pour arranger les choses.

Car, de projet d’utilité publique qui a causé des actions d’expropriation à des dizaines de familles, le projet annoncé par les Emiratis est loin d’être un projet d’utilité publique ». Car, réaliser des hôtels grand standing, des appartements de luxe et des terrains de golf n’est pas forcément destiné au citoyen algérien lambda. Qu’est-ce qui se cache derrière cette affaire ?

 Essaïd Wakli