Le 2 octobre dernier, dans le quartier dit «Bendoumi», dans la localité de Fouka, à Tipaza, trois délinquants, armés de couteaux, se sont introduits dans une maison afin de violer les femmes qui se trouvaient à l’intérieur.

Le drame s’est produit à une heure du matin, comme l’a rapporté le quotidien arabophone «El Khabar» dans son édition du jour. Les femmes se trouvant dans le domicile n’ont dû leur salut qu’au courage du père, un agent de la protection civile originaire d’El Harrach, qui a affronté les voyous au risque d’y laisser la vie. Il s’en est d’ailleurs sorti avec plusieurs blessures. Les femmes, quant à elles, ont fuient par les fenêtres pour se réfugier chez des voisins.

Alertées, des brigades de la gendarmerie nationale sont aussitôt intervenues. Les victimes ont été retrouvées, un peu plus loin, chez un voisin, en état de choc. Elles étaient légèrement blessées également. Après plusieurs recherches, les services de sécurité ont réussi à mettre la main sur les trois délinquants. Ils devront être présentés ce samedi au procureur.

Dans une certaine mesure, la tentative d’agression sexuelle à Fouka rappelle le viol collectif qui avait défrayé la chronique en juillet 2001. Dans un bidonville aux alentours de Hassi Messaoud, des centaines d’hommes avaient violé des dizaines de démunies que des islamistes avaient injustement accusées de s’adonner à la prostitution. En réalité, ces victimes travaillaient comme femme de ménage ou secrétaire dans différentes entreprises pétrolières.

Elyas Nour