Le problème des certificats médicaux de «complaisance» délivrés aux personnes qui veulent accomplir le Hadj devient récurrent. Selon une information parue aujourd’hui sur les colonnes du quotidien arabophone El Khabar, les médecins de la délégation algérienne sur place se sont dits outrés par le comportement de certains de leurs collègues qui ont commis de tels actes.

Le hadj n’a pas de prix pour certains croyants qui n’hésitent pas à demander à leurs médecins de les autoriser à faire leur pèlerinage même si leur santé peut en pâtir. Seulement les médecins qui les auscultent jouent le jeu, et les déclarent aptes à se rendre à la Mecque en dépit de leur état.

Au total 165 personnes tombées malade sur place durant le Hadj. Trois d’entres elles ont été transportés à un hôpital dont une a été maintenue sous surveillance. Selon les médecins interrogés, certains hadjs n’auraient pas dû avoir l’autorisation de s’y rendre en Arabie Saoudite. Il y a eu apparemment même des cas de malades mentaux et de personnes atteintes d’Alzheimer. Ce qui rend des plus difficiles la mission du personnel chargé de veiller au bon déroulement du hadj pour les Algériens.

Ce n’est pas un fait nouveau, l’an dernier les affaires de certificats médicaux de complaisance étaient multiples. Les médecins dépêchés sur place avaient trouvé beaucoup de difficultés pour s’acquitter de leur mission devant la multiplication des cas de personnes qui tombent malades. Même si de tels actes (les certificats de complaisance) ont été révélés et que les autorités concernées avaient promis que cela ne se reproduirait pas, des personnes atteintes de maladies chroniques continuent à faire le déplacement pour le Hadj. Pourtant, cette année, en raison de l’épidémie dite «coronavirus», le Ministère des affaires religieuses a été plus «sévère» dans ses orientations notamment en ce qui concerne les certificats médicaux. Ils ont demandé à ce que les personnes malades ne soient pas admises. Finalement, tous cela n’a servi à rien puisque des personnes souffrantes, dont certains atteints de maladies mentales, continuent à se rendre en Arabie Saoudite pour le hadj.

Elyas Nour