sonatrach

L’affaire Sonatrach semble être un feuilleton sans fin. La compagnie nationale des hydrocarbures connaît un nouveau chapitre dans cette interminable histoire faite de corruption, de détournements et de pots-de-vin.

Le quotidien arabophone El-Khabar nous apprend, vendredi, que les enquêteurs planchent en ce moment sur la production et la vente des huiles. Plus grave, ces enquêtes s’orientent vers « un monopole » de l’opérateur français Total dans la vente des huiles. Selon la même source, des grossistes dans la vente d’huiles se plaignent de n’avoir jamais réussi à se faire approvisionner auprès de Naftal qui, elle aussi, importe ces produits parapétroliers. Ces revendeurs expliquent que cette situation dure depuis plusieurs années. Chose qui pousse les enquêteurs à s’orienter vers la thèse de personnes qui œuvreraient à maintenir ce monopole du producteur français.

Cette problématique a commencé à voir le jour il y a quelques semaines lorsque des automobilistes de l’Ouest du pays se plaignaient de la mauvaise qualité du carburant servi dans les stations services. Les responsables de Naftal découvrent, à l’occasion, que le problème réside dans la piètre qualité de l’essence importé d’Italie. Les automobilistes ont, certes, été indemnisés. Mais le mystère demeure entier.

Grand producteur du pétrole, l’Algérie est, néanmoins, un grand importateur de produits parapétroliers, à l’instar des carburants et des huiles pour véhicules.

 

Essaïd Wakli

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