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Les salariés d’ArcelorMittal Annaba envisagent de créer leur syndicat indépendant. Indépendant de l’UGTA, il va sans dire.

L’Assemblée Générale se tient aujourd’hui à ArcelorMittal Annaba. Objectif : maintenir un niveau de revendications élevé en toute autonomie par rapport à l’UGTA.

Les salariés réclament ainsi le maintien de l’ancien bureau des travailleurs présidé par Daoud Kechichi. Un bureau dissous et remplacé par un syndicat « parallèle »  installé par l’UGTA. Un syndicat jugé illégal par les travailleurs qui dans un communiqué pointent la falsification des « procès-verbaux d’installation par l’union de wilaya ».

Les travailleurs ont décidé, toujours selon le communiqué, de mettre à nu l’ensemble «des dépassements et magouilles tissés contre le groupe». La situation reste donc bloquée jusqu’à l’organisation de nouvelles élections pour renouveler les sections syndicales des 29 unités et le bureau national.

Tayeb Hmarnia, SG de l’union de wilaya UGTA, a adressé dimanche un courrier à la nouvelle direction générale d’ArcelorMittal, l’informant de la dissolution des sections syndicales et du bureau national pour mettre fin à cette  situation qui pourrit depuis le renouvellement du bureau national, début octobre.

Le conflit de représentativité explose au grand jour quelques jours après la signature d’un pacte d’actionnaires pour renationaliser le complexe d’El Hadjar d’Annaba. L’accord prévoit d’augmenter la capacité de production en la portant de 1 million de tonnes à 2,2 millions de tonnes par an en 2017.

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