mouloud hamrouche

Eclipsé depuis plus de 20 ans, Mouloud Hamrouche est sur le point de revenir au-devant de la scène politique nationale.

L’ancien Premier ministre n’a rien dit pour l’instant. Contrairement à Ali Benflis et Ahmed Benbitour qui ont fait certaines apparitions publiques, l’ancien chef du gouvernement de Chadli Bendjedid se mure dans un silence troublant. Pourtant, des comités de soutien se créent un après l’autre dans plusieurs réons du pays et dans l’émigration.  Mais le concerné, lui, n’en dit rien et il donne l’impression d’attendre un signal de quelqu’un qui viendrait de quelque part.

Au lieu de faire connaître ses intentions, Mouloud Hamrouche –comme la majorité des prétendants à la magistrature suprême d’ailleurs-  préfère déléguer la parole à la spéculation. Il y a quelques mois, en effet, l’enfant de Skikda était donné pour « partant » du pays à cause d’une pression qu’il aurait subie. Certaines personnes qui auraient rencontré l’homme avancent même que Hamrouche ne sait pas encore quoi faire.

Ces derniers temps, c’est un tout autre son de cloche qui sort. Des milieux politiques plus au moins avisés avancent que Mouloud Hamrouche serait l’homme du consensus idéal. Le « père des réformes » politiques de 1989 ferait même l’objet d’un consensus entre le pouvoir et le FFS. « C’est la synthèse idéale entre les démocrates et les islamistes », argumentent d’autres. D’autres sources avancent qu’il a entamé des négociations avec le cercle présidentiel et les proches d’Abdelaziz Bouteflika pour savoir quelle place il pourrait occuper sur l’échiquier politique. On lui aurait même proposé le poste de vice-président s’il affiche son soutien au quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Selon ces sources, Mouloud Hamrouche n’a pas encore rendu sa réponse à cette proposition qualifiée « d’alléchante » par ses intiaiteurs. Mais pour l’heure, il demeure difficile de confirmer toutes ces informations.

Mouloud Hamrouche est-il, in fine, une arlésienne ou un candidat potentiel à l’élection présidentielle ? Seul le concerné peut répondre finalement à une telle question. Mais l’apparition de ces comités de soutien prouve qu’il n’y a pas de fumée sans feu…

 

Essaïd Wakli

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