« Amana » veut devenir le leader de l’assurance de personnes en Algérie

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L’assurance de personnes connaît un nouveau souffle en Algérie. Ce secteur délaissé dans le marché de l’assurance attire de plus en plus les courtiers qui souhaitent désormais développer des produits adéquats pour couvrir collectivement et individuellement les Algériens. La dernière en date : Amana, qui se lance à la conquête d’un marché à fort potentiel. 

Amana, la nouvelle assurance arrive donc à point pour investir un marché algérien quasi vierge. Amana est le nouveau-né de la Société d’Assurance de Prévoyance et de Santé dite « SAPS ». Pour rappel elle a été la première compagnie d’assurance de personnes en Algérie, créée en 2011, grâce à un partenariat entre le groupe français Macif, la SAA, la BDL et la BADR. La société soutenue par de gros partenaires — dont la Macif un des leaders de ce secteur en Europe —  a décidé ainsi de développer une marque commerciale à part entière : Amana, qui ambitionne de devenir le premier assureur de personnes en Algérie.  La marque dotée d’un capital social de 1 milliard de dinars est détenue à (41%) par la MACIF, la SAA (34%) , la BDL avec (15%) et la BADR (10%).

Amana ou « confiance » en arabe, a sorti tous ses atouts pour séduire et rassurer les Algériens à l’occasion du lancement de sa marque. L’assurance de personnes qui démarre en flèche dans de nombreux pays émergents, ne prend toujours pas en Algérie, et reste à la traîne, en dépit de la promulgation de la loi 06-04 complétant et modifiant l’ordonnance 95-07, qui prévoyait la séparation de l’assurance des personnes, des assurances dommages, afin de développer un marché à part entière. Pour l’heure il représente à peine 6,4 milliards de dinars. « Malgré cette séparation des assurances de dommage et de personnes, cette dernière reste le parent pauvre du secteur de l’assurance », reconnaît lui-même Mouloud Abane, le président de la SAPS, lors d’une conférence de presse donnée ce matin pour le lancement de cette nouvelle marque.

Ainsi la SAPS veut se donner les moyens et l’ambition de booster ce marché et prévoit de grossir vite, très vite… La compagnie qui détient actuellement 16% du marché des assurances des personnes, occupe la seconde place du secteur mais a bien l’intention de devenir le numéro 1 de l’assurance de personnes d’ici 2016. Autre ambition, s’aligner sur « le marché boursier algérien qui est en train de se re-dynamiser. Amana va donc devoir s’adapter à ce nouveau, et nous comptons animer le marché financier grâce à une stratégie qui nous permettra de nous introduire », a déclaré Mouloud Abane lors de cette même conférence. Et d’ajouter, « nous avons les moyens d’accaparer ce marché ».

Développer une culture nationale de l’assurance de personnes

Pour le lancement les assurances Amana, prévoient de se concentrer dans un premier temps sur le secteur de la santé, « un défi pour l’Algérie », a précisé Pierre Olivier Adrey, le PDG de la SAPS. Il a également indiqué que les transports seront une priorité, notamment pour les déplacements à l’étranger des Algériens. Enfin Amana compte s’appuyer sur le produit phare de la SAPS, qui était l’assurance rapatriement de corps vers l’Algérie depuis n’importe quel pays. Un service très plébiscité par les Algériens de l’étranger, et encore peu développé par les assurances. Pierre Olivier Adrey promet en tout cas des produits pour chaque type d’Algériens, selon la situation et les moyens.

Depuis son lancement en octobre, Amana a ouvert une première agence commerciale à Alger, au 28 avenue Didouche Mourad. Sans compter les compagnies partenaires qui distribuent les produits de la marque, soit au total, près de 1000 points de vente dans toutes les régions d’Algérie. L’assureur est actuellement en train d’installer « deux autres agences régionales à Sétif et Oran. Nous prévoyons d’installer d’autres agences Amana sur tout le territoire, notamment à Constantine, Béjaia… Au départ ce seront des points d’information et d’orientation pour devenir des véritables directions régionales », a indiqué Said Haddouche, le directeur général adjoint de la SAPS.