Reçue par le chef du Hezbollah, Hassan Nesrallah, honorée par la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, Djamila Bouhired, a été sous le feu des projecteurs cette année, notamment au Liban. La célèbre moudjahida a profité de son exposition médiatique pour attaquer à l’arme lourde une probable candidature d’Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle 2014. C’est sûr, durant la campagne, il faudra compter avec elle. En attendant avril 2014, Djamila Bouhired intègre notre classement des douze personnalités qui ont marqué l’année 2013 :

Article paru initialement le 11 novembre 2013

«Si Abdelaziz Bouteflika se présente pour un quatrième mandat, je descendrais dans la rue pour manifester contre lui ». Ce sont là les déclarations de Djamila Bouhired, une icône de la révolution algérienne, qui refuse aujourd’hui de garder le silence en constatant la situation critique dans laquelle nage le pays. Ses sorties médiatiques sont très rares et pourtant il semble que, cette fois, notre icône de la révolution algérienne, ne veut plus garder le silence. Révoltée, en colère, décidément déçue par la situation politique du pays,  Djamila Bouhired ne veut plus se taire.

Elle attaque d’ailleurs le Président Bouteflika dans une déclaration accordée au journal El Qods El Arabi, le 8 novembre dernier où elle affirme que si ce dernier briguerait un quatrième mandat, elle sortirait dans la rue pour manifester. Les déclarations de la moudjahida algérienne interviennent au moment où le président entretient toujours le suspens autour de sa quatrième candidature pour les prochaines élections présidentielles. Djamila Bouhired ne mâche pas ses mots. Elle va jusqu’à déclarer qu’elle ne tolère plus la situation critique dans laquelle se trouve l’Algérie. Dans ce sens, elle avoue vouloir dénoncer tous les fléaux qui gangrènent la société algérienne dont principalement la corruption et l’impunité généralisées qui empêchent l’Algérie de progresser. La célèbre Moudjahida, discrète jusqu’ici, n’hésite pas à faire part de son appréhension quant à l’avenir du pays, mal gouverné. Critique plus que jamais, elle va plus loin en déclarant ouvertement que « la scène politique en Algérie est minée », que « le vrai FLN n’existe plus, et que le parti actuellement est entre les mains de trafiquants, d’opportunistes et d’usurpateurs ».

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