Lu sur Le Soir d’Algérie

Le ministre de l’Energie et des Mines Youcef Yousfi s’est refusé, jeudi, au Sénat, à tout commentaire au sujet du mandat d’arrêt international lancé contre Chakib Khelil qui serait inopérant pour cause de vice de procédure.

Des informations non confirmées officiellement ont fait état ces derniers jours du retrait dudit mandat. Interrogé à ce propos, le ministre de l’Energie et des Mines s’est suffi de rétorquer que «le dossier est au niveau de la justice». Par cette formule, à laquelle recourent au demeurant les membres du gouvernement qui ne désirent pas s’exprimer sur des dossiers sensibles, Youcef Yousfi évite de se mêler d’une affaire politiquement explosive.

Une semaine auparavant, l’Assemblée populaire nationale avait refusé une demande d’explication sur ce même vice de procédure qui a rendu caduc le mandat d’arrêt international lancé contre l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, cité dans les affaires Sonatrach 1 et Sonatrach 2 instruites au niveau du Pôle judiciaire spécialisé du tribunal d’Alger, après des enquêtes ficelées par le DRS.

L’inculpation de Chakib Khelil dans les affaires Sonatrach a été annoncée, on s’en souvient, par le procureur général d’Alger dans un élan de communication sans précédent. C’est le même procureur qui avait évoqué le lancement du mandat d’arrêt. Cependant, la communication autour du lourd dossier Sonatrach a subitement cessé. A tel point que personne ne sait aujourd’hui si le mandat d’arrêt en question fait l’objet d’un retrait pur et simple ou s’il sera relancé en lui faisant suivre la procédure requise, à savoir son émission par la Cour suprême.

Youcef Yousfi attendu sur la question jeudi s’en est dérobé, limitant sa prestation devant les sénateurs à l’exposé d’un programme de réalisation de 20 stations d’énergie solaire avant l’été 2014 sur un total de 60 stations d’ici à 2020.

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