Lu sur L’Expression

Quand on pose la question à n’importe quel Algérien, la réponse est sans équivoque. La plupart – pour ne pas dire tous – vous diront: «Non, les Algériens ne sont pas racistes. Nous sommes un peuple accueillant et hospitalier.» Mais la réalité est tout autre….

La question est sans doute incongrue pour ceux, angéliques qui ne sont pas prêts à entendre ne serait-ce qu’une once de remise en cause du comportement jugé «vertueux», des Algériens élevés au piédestal de la morale que seul le populisme leur laisse voir. «Le racisme est une idéologie qui, partant du postulat de l’existence de races humaines, considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d’autres» voilà en substance ce que la majorité des définitions donnent du terme racisme.
A l’aune de cet éclairage conceptuel, il est peut-être plus juste de nuancer «le sentiment» qui anime les Algériens, dans leur élan à désigner l’Autre sous différents stigmates. Il serait alors plus question de préjugés solidement ancrés que d’une vision idéologique dangereusement structurée. Quelle est, alors, la réalité de ce phénomène? Est -il l’expression d’un malaise produit par une «sous-culture» faite d’intolérance? Ou bien d’un enfermement ethno-religieux qui rejette toute différence!?

Les Algériens sont-ils racistes?

Il faut sans doute des études sociologiques sérieuses et rigoureuses pour appréhender dans sa globalité ce «fait socio-psychologique». En attendant, le clivage religieux et «la couleur de la peau» sont les deux éléments autour desquels se cristallise ce sentiment détestable de la haine de l’Autre.

Il suffit de voir le comportement des jeunes dans nos stades, ou la manière dont sont «caricaturées» des communautés étrangères, à l’image de la communauté chinoise, pour s’en rendre compte. Le rôle de l’Etat, ses différentes institutions, principalement l’école, mais aussi les médias lourds, est important pour freiner cette régression morale totalement étrangère dont le peuple en a prouvé, par le passé d’ouverture, de respect des autres peuples. Il y va de la santé de notre société rongée par des déviations aussi dangereuses les unes que les autres.

Les Algériens sont-ils racistes? Quand on pose cette question à n’importe quel Algérien, la réponse est sans équivoque. La plupart – pour ne pas dire tous – vous diront: «Non, les Algériens ne le sont pas. Nous sommes un peuple accueillant, hospitalier…»

En effet, beaucoup confondent entre racisme et hospitalité. Le dictionnaire Larousse en ligne définit le racisme comme étant une «idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les «races»; comportement inspiré par cette idéologie. Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes».

Avant de parler de racisme en Algérie, il faut d’abord signaler un fait important. Le régionalisme existant dans le pays et ce depuis des lustres.
Un constat amer, mais ô combien réel. Les Algériens, au vu de leur comportement au quotidien, ont une conduite que l’on peut qualifier de raciste envers eux-mêmes.

Cela existe à tous les niveaux, même dans les institutions étatiques. Dans certaines sociétés, quand on n’est pas de la même région que le directeur, on est mis à l’écart… Autre exemple: le mariage. Certaines (beaucoup même) familles refusent de s’allier avec des familles qui ne sont pas de la même région qu’elles, qui ne sont pas du même milieu social…, et ce, au détriment du bonheur de leur progéniture. Souvent, dans la rue on entend des phrases du genre: «Ah c’est un Kabyle», «Laisse tomber, il ne comprend rien, c’est un Chaoui»… Rien qu’à voir la disparité entre le Nord et le Sud, l’on comprend cet état de fait. Ces comportements que certains qualifient d’anodins, sont les symptômes d’une société raciste. Le comportement est visiblement palpable.
Il suffit de voir comment les gens se comportent avec les étrangers – enfin pas tous – avec les Noirs et les Chinois. Des insultes, des agressions sont leur lot et cela au vu des gens qui ne réagissent pas, au contraire, ils ne font qu’éclater de rire.

Les Blacks

Dans certains quartiers, ces personnes sont maltraitées, mal vues par les Algériens. Les «blacks» sont recrutés comme jardiniers, manoeuvres… avec un mauvais comportement.
Même s’il est rare d’entendre parler d’un passage à l’acte en termes de racisme, mais souvent le racisme fait partie du langage des Algériens envers les Occidentaux par exemple et c’est généralement le propre des islamistes qui relèguent au rang d’indigne toute personne qui n’est pas musulmane.