Amar Saidani, secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN) est formel. La proposition de la candidature de Abdelaziz Bouteflika à la prochaine présidentielle, prévue l’année prochaine, donc pour un quatrième mandat, faite par le Comité central du parti, est tout à fait «légale».

«Le président Bouteflika est le président du parti du FLN, et donc le parti a proposé son président à la prochaine présidentielle lors de la réunion du comité central réuni samedi. Le comité est souverain dans cette décision prise lors des conférences régionales tenues récemment par le parti, la réunion des secrétaires des mouhafadate du parti et celle des députés du parti au sein des deux chambres du parlement», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui et dont les propos ont été rapportés par l’APS.

Ainsi, pour lui, ses contradicteurs ne peuvent faire aucun recours. D’autant plus qu’apparemment, ils sont minoritaires au sein du Comité central. Pour rappel, le groupe de Belayat avait appelé au boycott des travaux de cette réunion. Néanmoins, Saidani a pu aisément atteindre le quorum nécessaire. Ceci, bien évidemment, au moment où le concerné lui-même, n’a pas encore annoncé sa candidature. A ce propos, Saidani dira que «Bouteflika ne veut pas enfreindre la loi en annonçant sa candidature avant terme et mener une campagne électorale avant le délai légal». Il est clair que si Bouteflika brigue un quatrième mandat, il n’y aura pas beaucoup de candidats en face. Le jeu donne l’air d’être de plus en plus fermé.

Elyas Nour

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