Décidément le gouvernement algérien semble décider à déployer les grands moyens pour développer la sidérurgie algérienne et Sonatrach sera un des fers de lance de cette nouvelle stratégie.  Le groupe pétrolier algérien et le groupe minier public Manadjim Aldjazair (MANAL) ont signé lundi 2 décembre à Alger les pactes d’actionnariat relatifs à la création de deux nouvelles sociétés chargées de l’exploitation minière dans le sud ouest du pays.

La première et de loin la plus importante des entités créées à la faveur de ces accords est dénommée Société nationale du fer et de l’acier (FERAAL). Son capital social de départ fixé à 200 millions de DA est détenu à hauteur de 55% par Sonatrach, MANAL 25% et le groupe public de sidérurgie (Sider) à hauteur de 20%.

Elle a pour mission d’assurer l’étude, l’exploitation, le transport, la transformation et la commercialisation du minerai de fer et de ses dérivés issus des gisements de fer géants  de Gara Djebilet et Mechri Abdelaziz dans la wilaya de Tindouf, selon les explications fournies lors de la cérémonie de signature tenue en présence, notamment, des ministres de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, et du Développement industriel et de la promotion de l’investissement, Amara Benyounes.

FERAAL sera chargée  de satisfaire les besoins de l’industrie sidérurgique algérienne en matières premières et des produits semi-finis, alors que les surplus de production seront destinés à l’exportation.

Un investissement gigantesque

La mise en oeuvre de ce projet nécessitera  un investissement énorme de l’ordre de 15 milliards de dollars, tandis que 15.000 à 25.000 emplois directs et indirects devraient être générés, a-t-on indiqué.

Une fois entré en activité, ce projet devrait assurer une production annuelle de 2,5 millions de tonnes.

Intervenant lors de la cérémonie de signature, M. Yousfi a souligné “l’importance des enjeux liés à la mise en oeuvre de ce projet dont la réalisation sera complètement assurée par des entreprises algériennes.

De son côté, M. Benyounes s’est félicité de la signature de ce pacte d’actionnariat, ajoutant qu’il s’agit d’un “pas important dans la mise en place d’une industrie nationale de sidérurgie forte et capable de contribuer fortement à la croissance du pays et au développement local”.

Selon des données officielles, la production nationale en sidérurgie ne représente que 20% des besoins internes avec un volume de 700.000 tonnes par an.

En parallèle la demande actuelle est estimée à trois (3) millions de tonnes, devrait atteindre 15 millions de tonnes par an en 2025.

Rédaction Algérie Focus