ansej algérie

Les dossiers de crédits bancaires, accordés dans le cadre du dispositif ANSEJ, aux jeunes qui veulent créer leur petite ou moyenne entreprise, seront « automatiquement » tous acceptés, indique le Ministère des finances.

Au lieu de réfléchir à mettre sur pied un tissu économique avec des bases solides, voilà que les autorités décident de faire dans le « populisme » en donnant instruction aux banques d’accepter « automatiquement » tous les dossiers de financement d’entreprises dans le cadre de l’ANSEJ. C’est ce qu’a déclaré, vendredi, le Ministre délégué chargé de la réforme administrative, Mohamed Ghazi, à Taref, en marge d’une visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Selon lui, Sellal a donné instruction au Ministre des finances afin que tous les dossiers ANSEJ soient acceptés. Les banques sont donc réduites à exprimer des craintes, quant à l’incapacité des demandeurs à s’acquitter de leurs dettesDes dispositions seront nécessairement prises pour recouvrir ces dettes. Le Trésor public devrait certainement prendre à sa charge ces dettes non recouvertes.

Un taux de remboursement inférieur à 70%

Par ailleurs, le directeur général de l’ANSEJ, Mourad Zemali, a indiqué que ses services ne procéderons plus à la dissolution des entreprises, dont les responsables ne se sont pas acquittés de leurs dettes. « Un échéancier leurs sera proposé », a-t-il affirmé dans des déclarations reprises par le quotidien arabophone El Khabar. D’après ce-dernier, cette initiative vise deux objectifs. D’un côté, elle va permettre la survie des entreprises en question, surtout celles qui ont du potentiel. De l’autre, l’ANSEJ pourra éventuellement récupérer les sommes d’argent avancées. Zemali a également signalé que le taux des nouveaux « patrons », propriétaires des entreprises ANSEJ, qui remboursent leurs dettes est de 63%. Ce qui est, selon lui, appréciable.

Vers la fin des poursuites judiciaires ?

En tous cas, les jeunes n’ont plus à craindre des poursuites judiciaires s’ils ne remboursent pas, dans un bref délai, leur prêt. En novembre dernier, le directeur général de l’ANSEJ voulait encore frappé les esprits en annonçant que plus de 5.400 jeunes bénéficiaires d’un crédit serait poursuivi en justice pour non-remboursement. Une annoncne confirmée par Sellal, alors qu’il se trouvait en déplacement à Khenchela. Avec le rééchelonnement du délai de remboursement, les jeunes bénéficiaires n’ont plus à craindre une action en justice. 

Elyas Nour