La lutte contre la corruption « interdite de célébration » en Algérie

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Une fois n’est pas coutume, l’Algérie ne célébrera pas une journée internationale. A force de parler de corruption, le pouvoir refuse même d’autoriser des conférences liées au sujet.

Les autorités algériennes ne donnent aucune autorisation à la célébration de la journée internationale de la lutte contre la corruption, fêtée aujourd’hui. Et contrairement aux habitudes, les institutions de l’Etat ne célèbrent pas, non plus, cette journée.

La multiplication des références au classement établi par Transparency International peu reluisant, de l’Algérie sur l’échiquier mondial sont apparemment derrière cette décision radicale et surprenante. Et le premier à payer les frais d’une telle attitude est l’association algérienne de lutte contre la Corruption. L’association, que préside Djilali Hadjadj, s’est vue refuser l’autorisation d’organiser des rencontres pour célébrer l’évènement. Aucune explication n’a été donnée à l’association qui a multiplié, ces derniers temps, les sorties médiatiques pour dénoncer la généralisation de la corruption dans le pays.

Ce qui est encore plus surprenant est que le gouvernement, d’habitude enclin à célébrer des journées « mondiales » parfois dédiées à des questions de moindre importance, sont célébrés avec faste. Mais pas la journée de lutte contre la corruption.

Pourtant, les autorités ont mis en place des mécanismes de lutte contre la corruption, même si les ONG dénoncent souvent le décalage qui existe entre les textes et la réalité.

La multiplication des scandales de corruption semblent donc affoler les hauts responsables du pouvoir à quelques mois de l’élection présidentielle.

Essaïd Wakli