Présidentielle candidats

Lu sur L’Expression

Les candidats hésitent jusqu’à la dernière minute. Alors que dans d’autres pays, les candidats sont en campagne une année avant le scrutin.

On a l’impression qu’il n’ y a pas de rendez-vous électoral dans les prochains mois.

Le statu quo persiste. La présidentielle de 2014 est loin de révolutionner la scène politique nationale. A un mois de la convocation du corps électoral, les candidats se font désirer. Qu’attendent ces derniers pour se montrer? Les candidats hésitent jusqu’à la dernière minute. Alors que dans d’autres pays, les candidats sont en campagne une année avant le scrutin, en Algérie les candidats ne se bousculent pas au portillon. On a l’impression qu’il n’ y a pas de rendez-vous électoral dans les prochains mois.

Pourtant, il s’agit bien d’une élection présidentielle qui est censée déterminer le sort du pays pour les cinq années à venir. Mis à part quelques noms qui se sont portés candidats, aucune grosse pointure ne s’est manifestée.

Certes, on parle du président de la République mais jusqu’à présent rien n’est confirmé. Malgré la campagne tambour battant menée par les partis de la coalition, entre autres, le FLN, le RND, le MPA et TAJ, il n’en demeure pas moins que ces appels ne dépassent pas le stade de déclaration.

Les observateurs de la scène politique refusent de prendre ces déclarations pour argent comptant. Pour eux, tant que le chef de l’Etat n’a pas officiellement annoncé sa candidature à sa propre succession, rien n’est confirmé. Ce qui est tout à fait logique, surtout que la décision de se présenter ou non à cette élection appartient à M. Bouteflika et à lui seul. Même cas pour l’ancien chef de gouvernement et candidat malheureux à la présidentielle de 2004. Ali Benflis semble être partant pour la présidentielle de 2014. «Je vais me prononcer prochainement», a-t-il affirmé lors d’un hommage rendu à l’ancien ministre de la Justice Amar Bentoumi.

M.Benflis qui répondait à une question sur son éventuelle participation à la présidentielle de 2014 n’a ni confirmé, ni infirmé. Dans les coulisses, la bataille pour la présidentielle bat son plein. Les candidats non-déclarés affûtent leurs armes en catimini, avant de s’afficher en public. Pour l’ancien chef de gouvernement, ce n’est juste qu’une question de temps.

M.Benflis préfère consolider son projet au niveau de la base et s’assurer du soutien de ses sympathisants, avant de faire le grand pas. Or, même les candidats qui se sont prononcés ne sont pas sortis de l’ombre. En tout, sept candidats qui ont postulé pour briguer le poste de premier magistrat du pays. Il s’agit de l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour, de Ali Benouari, l’ex-ministre délégué au Budget à l’époque du gouvernement de Sid- Ahmed Ghozali, du Franco-Algérien, Rachid Nekkaz, Kamel Benkoussa, un Franco-Algérien vivant à Londres, du président du parti Jil jadid, Sofiane Djilali et enfin de l’écrivain algérien Yasmina Khadra de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, président du Centre culturel algérien (CCA) à Paris. A l’exception de Djilali Sofiane, les autres candidats se font rares sur scène. Même Ahmed Benbitour qui était le premier à annoncer sa candidature ne se fait pas entendre souvent. Ce dernier préfère multiplier ses actions loin des feux de la rampe.

Ces derniers surveillent le coup de sifflet pour se lancer dans la compétition. En attendant, les candidats s’attèlent à recueillir les signatures pour obtenir le quitus. Ces derniers vont-ils relever le défi? L’affaire n’est pas aussi simple.

La loi électorale exige, en effet, des candidats indépendants de récolter au moins 75.000 signatures d’électeurs à travers au moins 25 wilayas où 1.500 signatures sont exigées, au minimum, dans chacune des wilayas. Devant les difficultés rencontrées pour la collecte des signatures, beaucoup de candidats abandonnent la course à mi-chemin.

Notez cet article