A l’entrée sud de la rue des Aurès, plus communément appelée par les Oranais «La Bastille», installées face au Trésor public et du Consulat d’Espagne, de nombreuses boutiques sont ouvertes. Mais les enseignes apposées sur le fronton de la plupart d’entre elles ainsi que leurs documents administratifs ne mentionnent pas leur activité principale, le commerce florissant du change de devises étrangères…

L’euro, le dollar comme la livre sterling s’y échangent. Une véritable «City» à la londonienne, sauf que pour cette place financière au coeur d’Oran, l’outil principal n’est autre qu’une vulgaire calculette pour une seule et unique opération de multiplication à effectuer par le gérant de la boutique. Le cours de l’euro de la journée est identique à celui pratiqué au niveau du square Port Saïd, plaque tournante de la devise à Alger.

Hier matin et à titre d’exemple, le cours de l’euro, monnaie très échangée à Oran, a atteint son maximum et les cambistes informels proposaient 100 euros contre 15.000 dinars. La livre sterling s’changeait au même taux. Les explications fournies par ces gérants de boutiques, la devise se fait rare donc l’offre est peu importante face à une demande sans cesse croissante.

Ces mêmes gérants mettent en avant les fêtes de fin d’année dans les villes européennes et depuis peu vers les pays comme le Qatar. L’un des cambistes de la rue des Aurès dira être très sollicité par des clients algériens pour de fortes sommes en devises et ce, en raison d’achat de biens immobiliers, principalement en Espagne.

Ce phénomène a en effet pris grande ampleur, depuis ces deux ou trois dernières années. Parallèlement, le marché parallèle du change des devises avait été mis à l’index par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, qui a insisté, face aux questions des députés, sur l’illégalité et l’interdiction de ce genre de marché noir.

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