Le programme de vaccination des enfants est toujours chamboulé. Les vaccins avaient été achetés, ils sont disponibles, mais une autre pénurie est venue chambouler le programme, le manque de seringues.

L’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) a enregistré une « nette amélioration » de la disponibilité des vaccins ; cependant de nombreux rendez-vous de vaccination ont été repoussés au niveau des hôpitaux faute de seringues. Selon Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), qui tenait, hier, une conférence de presse à Alger, ce type de consommable manque depuis deux années. Le problème de rupture de stock des seringues s’était posé depuis que l’Algérie a cessé d’en importer à partir de la Libye, au lendemain de son entrée en crise.

De plus, un seul producteur au niveau national n’est pas en mesure de couvrir les besoins de la population en la matière. L’IPA qui est chargé de la distribution des vaccins faisait en sorte, presque de manière systématique, d’accompagner chaque lot de vaccins distribué de seringues, mais ce n’est plus le cas depuis quelques temps. Conséquence, les enfants n’avaient été vaccinés que pendant six mois au lieu des douze prévus. Pour Merabet, les autorités compétentes avaient été déjà saisies pour trouver une solution à cette carence. Il a assuré que le vaccin lui-même est disponible, mais qu’il il ne s’administre qu’avec des seringues.

Par ailleurs, le président du Snpsp, au nom des membres du syndicat, a fait part de son opposition par rapport aux deux projets de loi, qui se préparent au niveau du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Il s’agit en fait de la refonte de la loi sanitaire et la restructuration des Etablissements publics de santé de proximité (EPSP) et les Etablissements publics hospitaliers (EPH).

Avant de parler de la restructuration de la santé, il serait préférable, d’après le conférencier, de faire le bilan de ces structures placées, il y a tout juste cinq ans, et surtout de revoir la situation que vivait le secteur de la santé en Algérie depuis 2008, l’année de la mise en vigueur de la loi sanitaire actuelle. » Un nouveau chantier ne fait qu’aggraver les dysfonctionnements et met en danger tous les acquis en matière de programmes nationaux de santé et de prise en charge de la santé de la population « .

Le président du Snpesp a, en outre, fait le point de situation sur l’état de prise en charge de la plateforme de revendications de sa formation syndicale et son enrichissement éventuel. Il a cité en premier lieu l’inscription aux tableaux des ordres de (médecin, dentiste et pharmacien).

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