Revue de Presse. Le Salaire national minimum garanti (SNMG) revu prochainement à la hausse ?

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C’est le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale qui l’a affirmé. Le Salaire national minimum garanti (SNMG) sera revu, à la hausse bien entendu, à l’occasion de la prochaine tripartite sociale.

Mohamed Benmeradi, s’exprimant hier sur les ondes de la Radio nationale, a toutefois mis un bémol à ses propos, en ajoutant que cette revalorisation ne devait pas impacter négativement l’ensemble de l’économie nationale, ce équivaudrait autrement dit à une « petite » hausse des salaires des travailleurs. Bonne nouvelle, si elle en est une, cette revalorisation permettra de résoudre la problématique posée par le controversé article 87-bis du code du travail. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? C’est la question que se posent des millions de travailleurs algériens nourrissant de grands espoirs sur la toute prochaine tripartite sociale qui se tiendra en ce début de la nouvelle année 2014.

Bien entendu, l’abrogation de l’article 87-bis du code du travail représente la revendication principale, sinon unique, de la classe ouvrière, en ce sens qu’elle permettrait une nette amélioration des salaires et un meilleur plan de carrière. L’option est très plausible à se fier à l’optimisme des pouvoirs publics ainsi qu’aux déclarations successives des responsables du secteur du travail et du secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). C’est ce dernier justement qui en a fait l’annonce récemment, en marge de sa visite du Salon de la production nationale qui se tient à Alger.

Qu’importe dans ce cas de figure s’il s’agissait d’une simple manoeuvre politicienne obéissant aux enjeux électoralistes à quelques mois seulement de l’élection présidentielle ! Abdelmadjid Sidi Saïd a affirmé que le retour au crédit à la consommation et l’encouragement des produits algériens figurent en pole position de la prochaine tripartite sociale, de quoi atténuer la détresse des ménages qui assistent impuissants à la cherté de la vie.

En effet, les conséquentes augmentations des salaires consenties par les pouvoirs publics depuis 2010 ont aussitôt été absorbées par la spirale inflationniste et l’érosion continue du pouvoir d’achat des Algériens.

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