L’absence pour cause de maladie, de Abdelaziz Bouteflika a des incidences sur le fonctionnement de l’Etat, mais influe négativement sur l’image du pays à l’étranger.

Ainsi, selon des informations recueillies par nos soins, pas moins de 19 ambassadeurs étrangers attendent depuis plus de 9 mois d’être reçus par le chef de l’Etat pour la traditionnelle cérémonie de présentation de lettres de créances. La maladie du chef de l’Etat a empêché donc l’accomplissement d’une telle cérémonie diplomatique. Si d’autres missions sont accomplies par Sellal, celle de la réception des ambassadeurs étrangers relève des prérogatives que le président de la République ne peut pas déléguer. Il n’y a que lui qui peut, en effet, recevoir un ambassadeur étranger.

Pourtant, lors de la désignation de nouveaux ambassadeurs Algériens à l’étranger l’été dernier, cette prérogative avait été pratiquement déléguée à une partie non désignée. Les représentants diplômatiques de l’Algérie avaient rejoint leurs postes, sans que les autorités concernées ne précisent l’autorité qui les a désignés.

Pis encore, l’ancien ambassadeur d’Algérie à Paris a été relevé de ses fonctions alors que le chef de l’Etat se trouvait encore sur le sol français pour des soins de santé. Comment de ne pas se poser alors des questions sur les auteurs réels de ces désignations ?

Essaïd Wakli

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