Les candidatures s’emballent avec quelques semaines de la validation définitive du Conseil constitutionnel des postulants à la présidentielle 2014. Désormais près  ils sont 72 à tenter leur chance pour le scrutin du 17 avril.

Ce sont des « presque candidats », mais ils sont nombreux pour cette nouvelle présidentielle algérienne. Les prétendants à la présidence sont nombreux cette année à croire qu’ils pensent pouvoir jouer un rôle dans cette élection très attendue. Sans doute boostés par la possibilité que le Président Abdelaziz Bouteflika ne se représente pas, les candidats indépendants et partis politiques ont décidé de se lancer. Ils sont déjà « 72 postulants à la candidature à avoir retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles » a expliqué Tayeb Belaiz, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Désormais ces 72 candidats doivent récolter 600 signatures individuelles de membres élus d’assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles au moins d’électeurs inscrits sur une liste électorale, recueillies à travers au moins 25 wilayas d’ici le 4 mars. Une tâche difficile pour les nouveaux arrivants sur la scène politique, car ils ne disposent plus que de 5 semaines pour y parvenir. Le mois de février devrait donc permettre de faire un premier tri parmi les postulants. S’ils ne répondent pas à ce critère imposé par la loi électorale, ils seront alors exclus de cette présidentielle 2014. « Les postulants à la candidature qui ont retiré les formulaires ne sont pas encore des candidats officiels et ils ne seront considérés comme tels en vertu de la loi qu’une fois que le Conseil constitutionnel aura statué sur la validité de leurs dossiers de candidature », a rappelé le Ministre de l’Intérieur.

A chaque élection présidentielle ils sont nombreux à tenter d’officialiser leur candidature, mais peu à finalement être éligibles. En moyenne, lors des élections précédentes ils étaient entre 4 et 7 candidats à se présenter officiellement après validation du Conseil constitutionnel. Or depuis 2012, et l’ouverture politique qu’a connue l’Algérie, de nombreux partis ont obtenu un agrément et sont apparus, désormais même les Algériens de l’étranger prétendent à la magistrature suprême. L’année 2014 connaîtra-t-elle un nombre record de candidats ? Réponse début mars.

La rédaction avec APS