De plus en plus d’Algériens tentent de se présenter à l’élection présidentielle d’avril prochain. En effet, le directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Mohamed Talbi, a affirmé, aujourd’hui, dans une conférence de presse que 85 citoyens ont retiré le formulaire de souscription.

«85 postulants à la candidature, dont 18 présidents de partis politiques, ont retiré les formulaires de souscription jusqu’a hier mardi à 16 heures», a-t-il déclaré, avant de préciser : «Les postulants à la candidature qui ont retiré les formulaires ne sont pas encore des candidats officiels et ils ne seront considérés comme tels en vertu de la loi qu’une fois que le Conseil constitutionnel aura statué sur la validité de leurs dossiers de candidature».

En plus des conditions d’éligibilité énoncées dans l’article 73 de la constitution, relatives, à l’age, au casier judiciaire, à la nationalité, et au passé des parents du candidat durant la guerre de libération nationale, les postulants devront réunir pas moins de 60 000 signatures de citoyens répartis à travers 25 wilayas, à hauteur de pas moins de 1500 signatures par wilaya, ou bien 600 signatures d’élus, APC, APW ou APN.

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Cette dernière disposition, si elle n’est pas validée, pourrait bloquer la majorité de ces candidatrs. Le responsable au niveau du Ministère de l’intérieur n’a pas donné, bien évidemment, l’identité des postulants. Mais il est clair que jusque là les potentiels «présidentiables» ne se sont pas encore manifestés. D’ailleurs personne ne sait encore si le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, ou l’un de ses représentants, a retiré le précieux formulaire.

Elyas Nour