La cérémonie officielle d’installation des membres de la commission nationale de supervision de l’élection présidentielle (CNSEL) du 17 avril se déroulera jeudi 23 janvier au Palais des nations de Club des Pins (Alger). 

Le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika a confié la présidence au magistrat Brahmi Lachemi. En plus des magistrats désignés par la présidence, des représentants de quelques formations politiques assisteront à cette cérémonie. Bien évidemment, il est utile de signaler que cette commission est différente de celle, qui se charge de la préparation de cette élection présidentielle présidé par le Premier Ministre, Abdelmalek Sellal.

A quoi sert la CNSEL ?

La CNSEL est «habilitée, sur saisine ou de sa propre initiative, à prendre des décisions exécutoires afin de garantir la conformité aux dispositions de  la loi électorale, de la part des candidats et partis en lice et des instances chargées de l’organisation des élections», indique-t-on dans une dépêche APS.

Seulement, les rendez-vous électoraux précédents ont montré aux acteurs de la scène politique que ce genre de commission ne peut rien face aux «manœuvres» de l’administration. D’ailleurs, certains partis politiques ont réclamé une gestion «indépendante» de l’organisation de l’élection présidentielle. Ceci en plus de la nécessité d’observateurs étrangers. Ce qui a été refusé par les pouvoirs publics.

Pourtant cette présidentielle nécessiterait réellement d’une surveillance accrue et indépendante, impliquant des sanctions en cas de dépassement. Pour l’heure cette commission n’a pas vraiment fait ses preuves. En 2012 par exemple, à l’occasion des élections législatives du 10 mai, la commission chargée de surveiller ce scrutin a présenté, le 2 juin, un rapport dans lequel elle a relevé «de nombreuses infractions». «Les législatives du 10 mai 2012 ont été entachées par de nombreux dépassements et infractions, du début de l’opération jusqu’à sa fin ce qui a terni sa probité et sa transparence», a-t-on noté dans le rapport lu par son président Mohamed Seddiki, qui a ajouté : «La commission considère que les élections ont perdu leur crédibilité». Néanmoins, cela n’a pas empêché le Conseil constitutionnel de valider les résultats en question.

Preuve que l’installation d’une commission de surveillance n’aboutirait à rien de concret, même lors de la présidentielle de 2014, s’il n’y a pas une réelle volonté de faire les choses dans la transparence.

Elyas Nour

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