Amar Saïdani ne veut rien lâcher. Le secrétaire général du FLN animé ce samedi matin à Alger un meeting face à des centaines d’élus pour réitérer le soutien à « un quatrième mandat pour Abdelaziz Bouteflika » à la tête de l’Etat.

Le secrétaire général du FLN, qui a dû écourter son discours à cause d’une arrivée inopinée de son prédécesseur, Abdelaziz Belkhadem, a voulu ainsi fermer toute possibilité de candidature à une autre personne que l’actuel chef de l’Etat. «Nous continuons à revendiquer la révision de la Constitution même si cela est du ressort du président de la République. Mais la question de la présidentielle est tranchée : notre candidat est Abdelaziz Bouteflika et personne d’autre », a-t-il dit devant une salle conquise.

« Préparez-vous à entamer, dès la convocation du corps électoral, la campagne de la victoire », a encore indiqué le chef contesté du FLN. Ce dernier qualifie ses adversaires de « chargés de mission dont la mission se terminera en avril prochain ». « Laissez-les agir, leur mission se terminera en avril », a-t-il martelé.

Le meeting de Amara Saïdani n’a duré que quelques minutes. L’arrivée de Abdelaziz Belkhadem, qui ne s’est livré à aucune déclaration, n’a fait que précipiter les choses. Puisque le secrétaire général a été « contraint » de mettre fin à son discours. « Certains veulent perturber notre fête. Je leur dit que notre candidat est choisi, c’est Abdelaziz Bouteflika », a rappelé Saadani après une hésitation de quelques secondes suite à une cohue provoquée par les partisans de Belkhadem.

Le discours terminé, la majorité des présents n’avaient rien compris à la démarche de leur chef. Ce dernier va expliquer ses motivations lors d’une conférence de presse.

 

Essaïd Wakli