La valeur des investissements consentis durant l’année 2013 en Algérie a doublé par rapport à l’année précédente, passant de 816 milliards de dinars en 2012 à 1716 milliards de dinars (plus de 22,5 milliards de dollars), indique l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI). Toutefois, le poids des investissements étrangers est mineur.

La valeur des investissements progressent même si le nombre des investissements n’a pas beaucoup évolué puisqu’il n’a connu qu’une hausse de 15%, passant de 7.715 en 2012 à 8.895 en 2013. En d’autres termes, durant l’année passée, ce sont des investissements plus importants, sur le plan financier, qui ont été entrepris.

Notons que, sur la somme total des investissements en 2013, de l’ordre de 22,5 milliards de dollars, les investissements étrangers ne représentent que 4,5 milliards de dollars, soit un taux de 20%. Il faut dire que depuis 2012, la valeur des investissements étrangers a connu une sensible hausse par rapport à 2010 et 2011, deux années au cours desquelles un sensible ralentissement avait té ressenti. Selon les analystes, ce ralentissement a été causé par l’introduction de la règle 51/49%, qui oblige les investisseurs étrangers à ne détenir qu’au maximum 49% du capital d’une entreprise de droit algérien.

A cette règle s’ajoute d’autres contraintes. Un soumissionnaire étranger, pour réaliser un projet de travaux publics, par exemple, est donc obligé de s’associer avec une société algérienne. Ainsi, comparativement avec plusieurs autres pays, le taux de 20% de valeur d’investissements étrangers est plutôt faible. Et là encore, il faut avoir des détails relatifs à la nature des investissements et des secteurs touchés. Ainsi, le plus gros reste l’investissement public. Cela est représenté par tous les chantiers lancés ces dernières années.

Elyas Nour

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