Rattrapage. A quelques semaines de l’élection présidentielle, le gouvernement redouble d’ingéniosité afin de satisfaire un maximum de citoyens et de gagner ainsi des voix au profit d’un éventuel candidat du système.

La dernière « trouvaille » en date concerne une circulaire adressée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, demandent aux ministres et autres responsables de recruter « 140 000 jeunes » dans des postes vacants. Le quotidien El Bilad a publié un fac-similé du document signé des mains du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Dans sa circulaire, le Premier ministre insiste sur le recrutement des jeunes qui travaillent déjà dans des administrations avec des contrats précaires, tels que le contrat pré-emploi ou d’insertion professionnelle. Abdelamlek Sellal, qui utilise un langage inhabituellement ferme, rappelle aux responsables que des « postes sont toujours vacants » malgré « la facilitation accordée par l’Etat » pour l’accès à l’emploi.

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, avait affirmé, lors de son passage à l’APN, que « plus de 140 000 poste budgétaires ne sont pas pourvus » dans les administrations publiques. Un chiffre énorme si on prend en comte le nombre élevé de jeunes chômeurs qui traînent dans les villes et villages. Pis encore, les chiffres officiels affirment que près de 800 000 fonctionnaires sont employés avec des contrats précaires dans les administrations publiques.

Les secteurs les moins pourvus en fonctionnaires sont l’Education, la formation, la Santé et le Commerce. Par contre, dans certains services, notamment l’Etat civil, l’inflation de fonctionnaires est visible à l’œil nu. L’Etat ne peut-il pas procéder à une réorganisation des fonctionnaires ?

Essaïd Wakli