Les heures d'Ariel Sharon, ancien Premier ministre israélien, plongé dans le coma depuis presque 8 ans, sont comptées.

Certains le croyaient déjà mort. Mais, même si l'ancien Premier ministre israélien n’a pas donné signe de réveil depuis presque 8 ans et son arrivée à l'hôpital, après une attaque cérébrale, Ariel Sharon est bien vivant. Plongé dans le coma et sous assistance médicale depuis janvier 2006, le de la Défense d'Israël durant l’invasion du Liban en 1982, responsable du massacre de Sabra et Chatila, le camp de réfugiés palestiniens à Beyrouth en septembre de la même année, serait cette fois proche de la mort. Son état de santé s’est brusquement dégradé ces derniers jours, a annoncé mercredi 1 janvier le porte-parole de l’hôpital, situé près de Tel-Aviv, où est soigné l’ex-leader de la droite israélienne, aujourd’hui âgé de 85 ans. "Ces deux derniers jours, nous avons assisté à une baisse graduelle dans le fonctionnement de plusieurs organes centraux d’Ariel Sharon, qui sont essentiels à sa survie", a déclaré jeudi 2 janvier le directeur de l’hôpital, Zeev Rotstein, lors d’un point presse. Selon la radio israélienne, le fervent partisan de la colonisation de la Palestine souffre de "graves problèmes rénaux", suite à une intervention chirurgicale. D'après le site d'information israélien Ynet, citant des sources médicales, la santé d'Ariel Sharon s'est en fait détérioré il y a un mois, quand l'ancien pilier de la droite israélienne a été transféré aux urgences. Son état de santé s'est ensuite stabilisé avant de "détérioration significative" depuis quelques jours.

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D'après le quotidien israélien Haaretz, citant une source proche de l’entourage d'Ariel Sharon, si l’état de santé de l’ex-premier ministre continue à se dégrader, sa mort sera "une question de jours". Un diagnostic évoqué également sur le site JJSSNews, qui cite un médecin : "Son décès ne pourrait être qu’une question d’heures, de jours…" La famille d'Ariel Sharon se trouve actuellement à son chevet.

Selon la deuxième chaîne de télévision d'Israël, les médecins s'opposeraient à tout acharnement thérapeutique. Ils souhaiteraient adopter une attitude "passive" en ne recourant pas, par exemple, à une dialyse.