On savait que les Algériens avaient un penchant vers la gabegie et le piston. Mais jamais auparavant ce fléau n’a été  confirmé par une  étude de l’Office national des statistiques (ONS). Celui-ci vient d’indiquer que la grande majorité des salariés algériens ont été recrutés grâce à  l’appui d’une connaissance ou d’un proche.

Près de 74% des salariés sont recrutés grâce au piston en Algérie.  Selon les résultats de cette enquête, menée en 2013, et portant  sur 21 502 ménages avec un total de 115 196 personnes interrogées dont 82 962 étaient âgées de 15 ans et plus, parmi la population qui sont actuellement en recherche d’emploi, pas moins de 73,8% ont déclaré avoir eu recours à des relations personnelles pour trouver un emploi dans le passé. L’utilisation de ce mode d’embauche s’avère être le mode le plus courant aussi bien auprès des hommes qu’auprès des femmes.

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Les résultats de l’enquête montrent que 76, 8% des hommes ont reconnu qu’ils ont été pistonnés pour trouver un emploi, contre 67.2% pour les femmes. Ce phénomène a touché aussi bien les personnes sans aucune qualification que ceux disposant d’un diplôme de l’enseignement supérieur, précise l’enquête de l’ONS. D’autre part, s’agissant des chômeurs, 55% d’entre eux déclarent qu’ils sont inscrits auprès d’un bureau de placement, 55,4% ont effectué des démarches auprès des entreprises, tandis que 26,4% étaient en quête de moyens financiers ou d’autorisations pour s’installer à leurs comptes.

Cette étude montre, ainsi, que les agences de placement et de recrutements n’ont pas forcément leur place et ne jouent pas suffisamment leur rôle en Algérie. A quoi sert, donc, l’Agence nationale de l’Emploi ? Les responsables politiques doivent sérieusement y réfléchir.

E. W.