A la tête de son parti depuis plus de deux décennies, Louisa Hanoune fait également figure de doyenne des députés de l’Assemblée populaire nationale. La secrétaire générale du Parti des travailleurs a entamé, en 2012, son quatrième mandat de parlementaire. Elle est élue sur la liste de la capitale.

Louisa Hanoune siège dans un parlement qu’elle veut exemplaire. Pourtant, elle adopte, depuis quelques temps, une attitude qui tranche avec l’image de femme irréprochable qu’elle donne à l’opinion publique. La secrétaire générale du PT ne vient plus assister aux séances de l’Assemblée populaire nationale. Elle, qui avait souvent occupé le poste de chef de groupe parlementaire, boude les travaux d’une Assemblée qui lui verse, chaque mois, une pension conséquente. Même si, comme c’est la tradition chez certains partis d’extrême gauche –ce que réfute Mme Hanoune depuis un moment- tous les parlementaires versent la totalité de leurs indemnités parlementaires dans les comptes du parti qui, lui, reverse un salaire à tous les responsables.

 Le plus étonnant est que Louisa Hanoune reste toujours députée malgré son opposition à la législature actuelle. Cette opposition est née depuis que la secrétaire générale du Parti des Travailleurs qualifie l’actuelle assemblée populaire nationale d’illégitime. Mais pourquoi accepter de siéger dans une assemblée illégitime ? A cette question, les responsables du PT répondent qu’il s’agit plutôt de se servir de la tribune qu’offre cette chambre du parlement.

En plus de ses diatribes, les observateurs n’arrivent toujours pas à comprendre les absences répétées de Louisa Hanoune des couloirs de l’Assemblée.

 

Essaïd Wakli