C’est la question que se pose sans ambages la Ligue  algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) face à la galobante flambée des prix des produits alimentaires. La LADDH a interpellé ouvertement le gouvernement sur cette question et lui fait part de plusieurs propositions pour préserver le pouvoir d’achat des Algériens. 

Dans un document, rendu public lundi, qui analyse la situation actuelle où la cherté de la vie martyrise les couches sociales les plus défavorisées, la LADDH estime de prime abord que « l’éternelle spirale d’une augmentation salariale » est toujours « suivie d’un renchérissement des produits de large consommation ». La LADDH dénonce à ce propos le blocage dont est victime « la révision de l’article 87 bis du code du travail qui empêche toute augmentation du salaire de base en Algérie. Dans ces conditions, la LADDH demande aux autorités algériennes de mettre en place une politique économique qui dépasse « le simple jeu d’écritures en matière de finances ».

D’autre part, la LADDH réclame en urgence « le transfert d’une partie des réserves de change algériennes placées à l’étranger » pour « les affecter à des projets d’investissement dans les industries agroalimentaires pour réduire la facture des importations ». L’instance qui défend le respect des droits de l’homme en Algérie demande aussi « d’imposer des taxes sur les marchandises importées afin de préserver l’économie nationale ».

Pour la LADDH, il est important également de « promouvoir la production nationale » en allant vers « des subventionnements plus ciblés en faisant en sorte de ne pas aider les producteurs et les commerçants fictifs ». L’Etat doit, enfin, continue surotut à « soutenir directement les produits de large consommation, et de recenser les familles démunies en établissant une carte  d’aide », conclut le document d’analyse de la LADDH.

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