L’information a de quoi soulager les dizaines de milliers de femmes algériennes violées par les terroristes durant la décennie noire. Les victimes de l’intégrisme bénéficieront enfin d’indemnisation versées par l’Etat algérien.

Victime de non-reconnaissance, les femmes violées par les intégristes durant la décennie noire ont longtemps souffert en silence. Aujourd’hui, grâce à un récent décret ministériel, elles peuvent enfin respirer. Signé mercredi dernier par le Premier Ministre Abdelmalek Sellal, un décret exécutif reconnait les femmes violées pendant la décennie noire comme des victimes de terrorismes à 100 % et cela sans être contrainte de fournir un certificat médical attestant de leur viol. Seule une attestation des services de l’ordre suffit. Ce décret permettra à plus de 10 000 femmes de bénéficier de pensions et de reconnaissance. Selon un article publié sur le quotidien Ennahar, ce décret exécutif offre la chance à toutes les femmes algériennes violées pendant les années 90 de toucher des pensions et de jouir de tous les droits accordés aux victimes de terrorisme. Les femmes concernées seront recensées en fonction de leur dossier déjà déposé au niveau des comités chargés du dossier.

Selon l’avocat et le chef de la cellule judiciaire pour l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Marwan Azzi,  plusieurs femmes violées durant la période sombre de l’Algérie ont gardé le silence sur leur drame de peur du scandale et des représailles de leurs familles. Il a affirmé, à ce propos, que son association n’a reçu que 15 femmes ayant avoué avoir été victimes de viol durant les années quatre vingt dix. Ce dernier a, par ailleurs, expliqué que ce dossier n’a pas été traités de manière adéquate à l’époque et que le nombre des victimes déclarées de la décennie noire dépasse les 150 mille personnes dont plus de 30% sont des femmes pour la majorité victimes d’agression sexuelle…

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