Il s’appelle Omar Benabdi, il est algérien, il est marié, père de famille, et risque de perdre la vie d’un moment à l’autre  pour la simple raison que personne ne veut le soigner en France où il est hospitalisé depuis plus de 4 mois. 

Omar, souffrant, diminué, se bat chaque jour contre la douleur pour espèrer une main tendue. Lui l’Algérien pauvre, miséreux et dépourvue de ressources financières, il peine à trouver une prise en charge hospitalière. Les hôpitaux parisiens refusent de le soigner parce qu’il a le malheur de ne pas possèder les 150 mille euros qu’on lui exige pour lui sauver la vie. Cloué dans son lit d’hôpital, abandonné à son triste sort, il ne lui reste qu’à lancer un cri de détresse pour interpeller les autorités françaises et algériennes sur son état de santé qui ne cesse de se dégrader.

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Pour l’heure, une seule personne lui est venue à son secours. Elle s’appelle Nana Arsouli et elle est la présidente de l’association ACEM. Etablie à Paris, cette ressortissante algérienne, anciennement profession paramedicale lorsqu’elle résidait à Paris, elle a fondé cette association pour militer en faveur de la « réception des malades maghrébins en parrainage avec des hôpitaux de Paris pour des soins ou des opérations chirurgicales ». Cette association participe même  aux frais de soins : médicaments et équipements médicaux dont ont besoin les malades algériens démunis qui se retrouvent hospitalisés en France. Mais face à l’extrême précarité de Omar et la dangerosité de son cas, cette femme a tourné une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, pour appeler à la mobilisation et crier sa colère contre le mépris et l’indifférence dont est victime ce patient algérien.

Dans cette vidéo, la fondatrice de l’association ACEM explique que personne ne veut soigner Omar parce qu’un vieux litige oppose les hôpitaux parisiens aux autorités algériennes au sujet d’une ardoises de factures et de dettes non-payées. En effet, le gouvernement algérien a délivré au profit de ce patient une prise en charge médicale pendant 15 jours, mais elle a été refusée par la direction de l’hôpital Henri Mondor qui conteste la validité de cette prise en charge.   Omar fait ainsi les frais d’un malentendu où il n’y est pour rien. A l’hôpital Henri Mondor, à Paris, on lui exige de payer à l’avance la coquette somme de 150 mille euros, faute de quoi il ne sera pas opéré et peu importe s’il risque de périr ou non. Aujourd’hui, il demeure bloqué à Hôpital Albert Chenevier où on lui a placé un simple défibrillateur pour le maintenir en vie. Abandonné par les autorités de son pays, le consulat d’Algérie ne bouge même pas le petit doigt, et condamné par l’intransigeance et le chantage qu’exerce les autorités françaises, il ne reste à Omar qu’une probable générosité populaire pour espérer une victoire contre la mort. Celle-ci le guette depuis longtemps et se rapproche de lui de jour en jour.