Le quotidien arabophone Ennahar a dépassé toutes les limites de l’acceptable et violé toutes les régles de la bienséance. Ce quotidien qui se vautre dans le vice du sensationnalisme et du mensonge médiatique vient de porter une grave atteinte à la dignité de notre chroniqueur, l’écrivain et journaliste Kamel Daoud. 

Mercredi, Ennahar a publié une brève offensante où l’éthique et la déontologie cèdent la place aux insultes déshonorantes. Notre chroniqueur Kamel Daou a été donc jeté en pâture à la haine des intolérants et extrémistes de tous bords par ce média infâme pour la simple raison qu’il a osé, dans une chronique parfaitement respectueuse de l’éthique journalistique, et publiée par nos soins sur notre propre site,  mettre en cause le mariage festif et « prestigieux » du fils du patron de la police algérienne, Abdelghani Hamel. Kamel Daoud a éprouvé la nécessité de s’interroger sur l’organisation en grande pompe de ce mariage pour lequel de nombreux autres policiers ont été mobilisés sans aucun motif légal puisque le devoir d’un policier est, selon la loi, de veiller sur la sécurité des citoyens algériens et non pas de contribuer aux cérémonies prévues par la fête de mariage du fils du directeur général de la DGSN.

Ennahar insulte

Dans sa chronique Kamel Daoud n’a porté aucun jugement personnel, il n’a guère attaqué la personne d’Abdelghani Hamel ou proféré des propos diffamatoires à son encontre. En revanche, Ennahar qui a éprouvé, lui aussi, la nécessité de faire l’avocat, sans que cela ne soit son rôle, de défendre le patron de la DGSN a pondu un article qui s’attaque tout bonnement à l’honneur et la dignité de Kamel Daoud. Ce dernier est accusé d’avoir écrit sa chronique en échange « d’une coupe de vin » ! Pis encore, Ennahar fait de Kamel Daoud, auteur de plusieurs romans, un mercenaire qui aurait écrit ses chroniques sur « commande » ! Face à de telles insultes et offenses, Kamel Daoud a décidé de porter plainte et d’engager des poursuites judiciaires dés demain jeudi contre le quotidien Ennahar pour diffamation et injure.

Pour sa part, la Rédaction d’Algérie-Focus tient à exprimer sa solidarité et son soutien à Kamel Daoud qui régale chaque semaine nos lecteurs avec ses chroniques impertinentes et dérangeantes, mais ô combien nécessaires pour la promotion de la liberté d’expression en Algérie.  La Rédaction d’Algérie-Focus interpelle également le Syndicat National des Journalistes (SNJ) et demande que cet inqualifiable dérapage médiatique ne soit pas passé sous silence.