La Confédération africaine de football (CAF) a révélé, hier, dans un communiqué les noms des pays officiellement candidats pour la CAN 2019. Il s’agit de l’Algérie, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la RD Congo et de la Zambie.

Une rude défi donc pour un événement que l’Algérie a organisé une seule fois de son histoire. C’était en 1990. Une édition remportée d’ailleurs par les Verts. Cette fois-ci, ça sera plus difficile. En effet, la CAN 2015 sera organisée au Maroc. Celle de 2017 en Libye. Cette dernière était programmée initialement pour avoir lieu en Afrique du Sud. La Libye devait organiser celle de 2013. Mais comme la situation en Libye ne le permettait pas, et ne le permet toujours pas d’ailleurs, l’organisation d’un événement international, les deux pays se sont échangés les éditions (2013 et 2017).

A partir de là, comme la CAF est soucieuse du respect du principe de rotation entre les différentes zones du continent, on voit mal comment elle attribuerait l’organisation de la CAN trois fois de suite pour des pays nord-africains (2015 au Maroc, 2017 en Libye). A moins que la Libye se désiste pour l’édition 2017. C’est pour cela que l’Algérie, par précaution sûrement, a également déposé une demande officielle pour l’organisation de la CAN 2021. Les deux autres candidats pour cette édition sont la Côte d’Ivoire et la Guinée. «Une commission unique, composée d’experts, sera désignée au cours de la prochaine réunion du Comité Exécutif de la CAF du 21 février 2014 au Caire en Egypte pour conduire les visites d’inspection dans les pays candidats», indique-t-on du côté de la CAF. «Le vote final pour la désignation des pays hôtes des Coupes d’Afrique des Nations 2019 et 2021 se fera au cours de la session du Comité Exécutif de la CAF en Septembre 2014 (au lieu de Mai 2014), afin de permettre à chaque pays candidat d’avoir le temps nécessaire de recevoir la mission d’inspection de la CAF», ajoute-t-on.

Elyas Nour