M’Hamed Benguettaf est mort à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie.

Il avait consacré sa vie à la scène. C’est un véritable monument du théâtre national qui est parti dimanche. M’Hamed Benguettaf, directeur du Théâtre national algérien (Tna) depuis 2004,  s’est éteint à son domicile à Alger des suites d’une longue maladie, a-t-on appris auprès du Tna. Il souffrait depuis plusieurs années d’un cancer.

Figure marquante du théâtre algérien, d’abord comme comédien, M’Hamed Benguettaf a travaillé pour la radio avant de consacrer sa carrière au Théâtre national algérien. Passé du jeu à la mise en scène, il compte parmi les fondateurs de la compagnie Masrah El Kalâa – Théâtre de la Citadelle. Auteur d’une quinzaine pièces de théâtre comme « Djeha et les gens »(1980), « Arrêt fixe » (1995) ou encore « Fatma, le bruit des autres » (1998), M’Hamed Benguettaf s’était également illustré en traduisant ou adaptant des dramaturges algériens et internationaux comme Nazim Hikmet, Kateb Yacine, Ali Salem, Mahmoud Diab ou Ray Bradbury.

Les Algériens pourront faire lundi leurs derniers adieux à la dépouille M’Hamed Benguettaf. Le célèbre comédien et directeur de longue date du Théâtre national algérien (Tna) sera enterré au cimetière d’el Alia à Alger dans l’après-midi.