Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, a appelé l’Algérie jeudi 30 janvier à prendre une « position ferme » par rapport au Maroc, suite au différend autour de l’expulsion des réfugiés syriens entre les deux pays. 

« Une rupture » des relations diplomatiques, radical comme conseil ? Sûrement et surtout de la part d’un militant des droits de l’homme. Me Farouk Ksentini semble perdre patience face au Maroc, et préconise d’être ferme suite à la dernière « provocation » du Maroc à l’égard de l’Algérie. « Le Makhzen (l’Etat marocain et ses institutions) s’est rendu coupable d’une énième provocation à l’encontre de l’Algérie. Ces agissements sont ceux d’un pays ennemi et non pas d’un pays frère », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse.

La réaction du président de la CNCPPDH intervient après que le Maroc ait accusé l’Algérie d’avoir refoulé des réfugiés syriens de son territoire. Une version réfutée par l’Algérie qui a indiqué que c’est le Maroc qui avait d’abord expulsé ces familles syriennes.

La partie marocaine « doit comprendre que l’Algérie est un pays respectable » et, pour cela, il importe de tenir avec le Maroc « le langage qu’il comprend », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation d’une étude sur les flux migratoires « vers, à partir et à travers l’Algérie ».

« C’est une provocation de trop et une provocation délibérée. Je considère que le Maroc n’est pas un pays voisin, mais un pays ennemi. Il faut tirer les conséquences de ces récurrentes provocations », a-t-il ajouté.

La rédaction avec APS