Les souscripteurs pour le logement AADL (Agence algérienne pour le développement du logement) des années 2003, 2004 et 2005 ne seront pas prioritaires dans le nouveau programme de cette formule de location-vente. Ils seront considérés comme de nouveaux souscripteurs.

Le Directeur général de l’Agence AADL Lyes Benidir vient d’annoncer une nouvelle au quotidien arabophone Ennahar qui ne devrait pas être du goût de tous les souscripteurs. Ce dernier, a expliqué que les dossiers dans anciens souscripteurs, qui avaient postulé en 2003, 2004 et 2005, dont leur nombre avoisine les 30 000, n’auront pas de places prioritaires. Après 10 ans d’attente ils repartiront donc à zéro dans la liste d’attente, et ne seront pas sûrs d’avoir leur location-vente.

Pour rappel, au début de l’opération, les autorités ont d’abord pris le soin de régler le problème des personnes inscrites au programme AADL de 2001 et 2002. Ces derniers ont commencé à  d’ores et déjà été convoqués pour payer la première tranche. C’est alors que les souscripteurs des années 2003, 2004 et 2005 ont fait pression, notamment en déposant une plainte auprès du tribunal de Bir Mourad Rais, afin de bénéficier du même avantage. Seulement, la direction de l’AADL semble être intransigeante jusque là. D’ailleurs, les responsables de l’Agence avaient demandé à ces anciens souscripteurs, avant l’entame des inscriptions pour ce nouveau programme, de remplir les fiches sur le site Internet normalement. Ce qu’ils ont effectivement fait.

Il est à noter par ailleurs que l’AADL a reçu près de 700 000 demandes, alors que le programme ne propose que 230 000 logements. Pour l’heure l’agence traite toujours ces demandes. La majorité de ces inscrits ont reçu leurs réponses et ont envoyé, donc, leurs dossiers. Benidir a, en revanche, refusé d’avancer une quelconque date pour les réponses définitives et le début de l’opération de paiement de la première tranche. Selon lui, cela se fera après la fin du traitement définitif de tous les dossiers. Le Ministre de l’habitat, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé à maintes reprises que toutes les demandes seront satisfaites, laissant entendre que d’autres programmes seront lancés incessamment si jamais ces 230 000 logements ne suffisent pas.

Elyas Nour