Les candidats commencent petit à petit à se déclarer. Ils sont déjà 27 à avoir entamé les démarches pour récolter les signatures, mais ils seront certainement moins nombreux à pouvoir officiellement participer à la présidentielle 2014. Dès le 4 mars les premiers noms des candidats officiels seront donnés, ils pourront se lancer dans la campagne électorale dès le 23 mars. 

« La campagne électorale débutera 25 jours avant le scrutin et s’arrêtera 3 jours fermes avant cette date. Ainsi, elle aura lieu du 23 mars au 13 avril jusqu’à minuit » a annoncé le directeur des libertés et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Mohamed Talbi au micro de la radio Chaine III.

Pour le moment les candidats n’en sont qu’à composer leur dossier pour valider leur participation à l’élection présidentielle. En revanche les postulants « ne sont candidats à la magistrature suprême qu’une fois le Conseil constitutionnel eut statué sur leurs dossiers 10 jours après leurs dépôts ». Ces derniers ont jusqu’au 4 mars pour déposer leur dossier, et si l’on prend en compte les 10 jours supplémentaires, tous les candidats seront connus le 14 mars. Ces derniers pourront ensuite participer à la campagne électorale à partir du 23 mars. Ils n’auront alors plus que trois semaines pour distribuer des tracts et affiches de campagne et convaincre leur électorat de les élire. C’est donc une campagne très courte qui attend nos candidats, dont la plupart ont commencé à vendre leur programme à travers des discours, sur leurs sites, pages Facebook ou interviews.

Des candidats ont d’ores et déjà les grandes lignes de leur programme électoral et n’ont pas hésité à le dévoiler. Dès l’annonce de sa candidature Ali Benflis, durant un discours d’une heure et demie, a longuement exposé les grandes lignes de son futur programme : lutte contre la corruption, éducation, jeunesse. Mais avant lui le premier candidat à avoir dévoilé son programme complet est Soufiane Djilali dans lequel il se concentre sur la nécessité de revoir la gouvernance du pays, il parle également de former une justice plus solide et plus efficace. La jeunesse est également un thème largement défendu par le représentant du parti Jil Jadid, sans oublier la nécessité d’accélérer le développement économique de l’Algérie. Toutefois pour l’heure il ne s’agit  que de grands idées, sans pour autant expliquer le manière dont elles seront appliquées. Si les deux candidats sont validés par le Conseil constitutionnel alors ils pourront s’épancher sur leurs promesses.

Les autres candidats se sont pour l’heure contentés d’annoncer leur candidature. D’autres parmi les 27 qui ont déjà retiré les formulaires pour la récolte de signatures individuelles, restent discrets pour le moment quitte à prendre le risque de se faire devancer par les candidats qui ont déjà entamé leur opération séduction.

La rédaction avec APS