Lu sur Les Débats

L’affaire appelée  » Sonatrach II  » notamment celle liée à  » Saipem « , filiale du groupe italien ENI, en Algérie, semble connaître de nouveaux virages. La société mère, dont les activités via Saipem, qui font l’objet de deux enquêtes pour corruption à Alger et Milan, indique « ne pas trouver de trace d’activités illégales ». C’est ce qui a été affirmé dans un communiqué rendu public sur son site internet et repris par « Reuters ».

L e communiqué de la société italienne indique que  » Le résultat des audits ne révèle aucune évidence de conduite illégale ou de corruption par ENI, ni l’existence de contrats entre ENI et les tierces personnes actuellement poursuivies « , sachant que le P-DG d’ENI, Paolo Scaroni, est sous le coup d’investigations de la Justice. Ainsi, ENI, Scaroni et Saipem dénient avoir eu une mauvaise conduite.

Les audits qui ont été transmis aux autorités judiciaires, ont été menés par des tiers à la demande d’ENI. Il est à rappeler que  » Saipem avait mené un audit similaire par des consultants extérieurs en juillet dernier, et avait montré qu’il n’y avait pas de preuves de paiements de personnalités officielles algériennes « . Le groupe Saipem et ENI sont sous le coup d’investigations pour des rémunérations d’intermédiaires chargés de  » sécuriser des contrats en Algérie pour un volume total de 11 milliards de dollars « .

D’autre part, l’enquête italienne avait indiqué que  » des cadres de Saipem auraient payé des pots-de-vin d’une valeur de 268 millions de dollars pour obtenir des contrats avec Sonatrach « . Il est à préciser que malgré l’éclatement de ce scandale de corruption, l’Algérie n’a pas cessé sa coopération avec la société italienne, d’ailleurs, le ministre de l’Energie et des mines, Youcef Yousfi, et le président du groupe énergétique italien ENI, Paolo Scaroni, avaient examiné, le 18 juillet dernier à Alger, l’état des relations liant le groupe à la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach et les perspectives de leur développement, selon un communiqué du ministère.

Dans ce contexte, le groupe italien ENI a relancé son partenariat avec la compagnie nationale algérienne Sonatrach, qui se traduira par l’exploration de cette région de l’Algérie. Selon la publication italienne Sole 24 Ore, le patron du groupe ENI relève  » le début de l’activité d’exploration dans l’Atlas  » et l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. Selon Maghreb Emergent,  » le groupe ENI est présent en Algérie depuis 1981 et détiendrait des intérêts dans 24 licences d’exploration et de développement et dans huit permis en cours de développement « .

Selon des rapports médiatiques  » Le parquet de Milan a lancé le 28 juillet un mandat d’arrêt international à l’encontre de Farid Bedjaoui « . La justice italienne a également lancé  » des commissions rogatoires afin de saisir les 123 millions de dollars qui seraient actuellement sur des comptes, à Singapour et Hong-Kong, appartenant à M. Bedjaoui et à ses proches « .

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