Fort de trois lignes de production flambant neuves, le groupe algérien Benamor s’apprête à mettre sur le marché 460 000 baguettes par jour. Pour les écouler, il songe à un système de franchise.

Fin janvier, les premières baguettes de pain du groupe Benamor, leader algérien de la transformation de céréales (avec près de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires), sortiront des lignes de production de l’usine Eriad, à Corso Tahtani (25 km à l’est d’Alger, dans la wilaya de Boumerdès). L’information a été donnée en décembre dernier à Jeune Afrique par Laïd Benamor, le PDG, en marge de la rencontre économique franco-algérienne qui s’est tenue dans la capitale du pays lors de la visite de Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français.

Rénovation

À l’arrêt depuis 2003, le site industriel de Corso, dont 60 % ont été rachetés à l’État fin 2012, a été rénové avec des équipements inédits en Algérie – notamment les fours, achetés à la PME française Mecatherm.

 

Montant de la transaction : 10 millions d’euros, pour deux lignes de production de baguettes et une de pains spéciaux (avec une capacité totale de 150 tonnes par jour) et la formation des ouvriers algériens.

“Le matériel est déjà installé et les premiers essais seront effectués après les fêtes de fin d’année”, détaille Laïd Benamor. Ce projet créera près de 800 emplois au cours des deux prochaines années.

Franchise

“À Corso, nous contrôlons la totalité du circuit de fabrication, de la matière première à la distribution, puisque nous transformons notre propre farine”, affirme le PDG. Au total, 460 000 baguettes sortiront chaque jour de l’usine pour approvisionner des casernes militaires, des universités, des hôpitaux… Mais pas seulement. “Nous comptons créer une franchise en installant nos propres points de vente ou en travaillant avec les boulangeries existantes”, indique Laïd Benamor.

Pour convaincre les boulangers, qui peuvent voir d’un mauvais oeil cette nouvelle concurrence, l’industriel met en avant la garantie d’avoir du pain frais toute la journée. Et, surtout, une gestion optimisée des stocks, la vente de baguettes précuites mettant fin au casse-tête lié à l’approvisionnement en farine. Il faut dire que le marché du pain est très tendu et peine à répondre à la demande.

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