Lu sur Jeune Afrique

Peu de temps avant sa visite médicale de « routine » au Val-de-Grâce le 13 janvier, l’état de santé du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n’était guère rassurant, selon les informations qui ont filtré du Conseil des ministres du 30 décembre. 

Le Conseil des ministres du 30 décembre 2013 a été pénible pour Abdelaziz Bouteflika. Il a d’abord fallu le transférer de sa résidence ultramédicalisée de Sidi Fredj jusqu’au siège de la présidence. Puis laisser le temps – une heure – à son équipe médicale de l’installer dans la salle du conseil avant que les ministres puissent y pénétrer. Pour éviter tout risque d’infection, ces derniers n’ont eu le droit ni de l’approcher ni de lui adresser la parole. Munis d’écouteurs, ils se sont efforcés de deviner ses paroles. « Parfois ses lèvres bougeaient sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche », confie l’un d’eux. Tout de suite après a eu lieu la signature de la loi de finances. Bouteflika s’apprêtant à apposer son paraphe sur la mauvaise page, Ahmed Noui, le secrétaire général du gouvernement, a été contraint de lui indiquer le bon endroit. Au journal télévisé de 20 heures, la séquence a été coupée au montage.