Belkhadem, qui n’a jamais exclu sa candidature aux présidentielles d’avril 2014, pourvu qu’Abdelaziz Bouteflika ne se présente pas, ne cache désormais plus ses ambitions. L’homme qui est sorti par la petite fenêtre entend décidément revenir par la grande porte. La magistrature suprême du pays.


Le secrétaire général déchu de la tête du FLN, Abdelaziz Belkhadem, pointe le nez à présent que l’incapacité de l’actuel président de la République à postuler pour un quatrième mandat, encore moins de l’assumer, devient une évidence.
Les dernières images diffusées par Canal + mettant à nu le truquage de l’ENTV lors de la visite de Jean-Marc Ayrault à Alger, a donné à réfléchir à plus d’un prétendant, jusque-là embusqué. L’enfant d’Aflou qui, des classes d’école où il enseignait la langue arabe s’est retrouvé au Palais du gouvernement, à la faveur d’un poème qu’il avait composé à l’époque, en l’honneur de feu Houari Boumediène, semble avoir senti le moment propice.

A plus forte raison que les images diffusées le 30 décembre 2013, au JT de l’ENTV, montrant un Abdelaziz Bouteflika dans la confusion devant le texte d’une loi de finances qu’il avait du mal à signer, ont réveillé de vieux démons.
L’ex-SG du FLN, qui n’a d’ailleurs jamais cessé de fantasmer sur le Palais d’El Mouradia, ne veut décidément pas être devancé par d’autres vieux loups et multiplie depuis quelque temps les rencontres avec des Mouhafeds et des cadres du parti qui lui sont restés fidèles.  C’est autour d’un couscous garni à l’agneau des Hauts-Plateaux qu’il invite à manger, en vue de former des comités de soutien et surtout continuer à garder la mainmise sur une fraction du vieux parti, lequel, malgré toutes les dissensions, sauvegarde son statut de machine électorale.

C’est que l’homme n’a jamais désespéré et que depuis son éviction, manœuvre en profondeur. Avant même la mésaventure qu’il a connue, Abdelaziz Belkhadem avait déjà entrepris de militer pour son avenir et de ratisser large, en nourrissant les appétits des uns et des autres, mais il se trouve que les garde-fous d’El Mouradia gardaient l’œil sur l’homme ambitieux.

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