« Le pays s’est doté d’une armée nationale forte dénuée d’un esprit d’agression envers quiconque, mais gars à celui qui tente de s’attaquer à l’Algérie », prévient Ould Kelifa.

Mohamed Larbi Ould Khalifa, président de la chambre basse du Parlement algérien (APN), a tenu, ce jeudi à Alger, un langage virulent à l’encontre du Royaume du Maroc, en présence d’un parterre d’officiers supérieurs de l’armée, à leur tête le général de corps d’armée Ahmed Gaid-Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée.

« L’Algérie a œuvré durant le demi-siècle passé  à résoudre les problèmes avec ses voisins en dépit des tentations de certains pays voisins animés d’une crainte injustifiée que l’Algérie devienne le gendarme de la région », a déclaré le président de l’APN, à l’ouverture des travaux de la journée parlementaire dédiée au rôle de la recherche scientifique dans la modernisation de l’armée.

Pour mieux désigner le Maroc, mais sans toutefois le nommer, Ould Khelifa a rappelé que ce pays voisin est allé jusqu’à faire des « tentatives vaines d’amputer l’Algérie de certaines parties de son territoire ». Une allusion directe au conflit armée qui a opposé les deux pays en 1963 puis en 1976. Néanmoins, l’Algérie « ne nourrissait aucune visée agressive, bien au contraire c’est elle qui a soutenu la paix, la coopération…», a-t-il assuré.

Le président de l’APN a abordé, à la même occasion, le contexte sécuritaire régional en dénonçant « des forces étrangères (qui) instillent les virus du sectarisme dans le dessein de balkaniser les pays du sud… ». A quelques jours du premier anniversaire de l’attaque qui a ciblé le site gazier de Tigntourine, en date du16 janvier dernier,  Larbi Ould Khelifa rappelle que l’armée algérienne « refuse de plier à tout compromis ou chantage face au terrorisme perfide ».

Lire la suite sur El Watan