Lu sur Liberté

Le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, se veut rassurant quant à la satisfaction de toutes les demandes de logement, notamment celles enregistrées dans le cadre de l’AADL.

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“Toutes les demandes recevables seront satisfaites. C’est un engagement de la part du gouvernement”, a-t-il affirmé. Mieux, il instruit le DG de l’AADL d’envoyer les ordres de versement pour le paiement de la première tranche, quel que soit, précise-t-il, le nombre de dossiers qui seront retenus après leur étude. “C’est à nous, par la suite, de trouver le foncier nécessaire.

Car, ce problème n’est guère celui du souscripteur qui remplit toutes les conditions d’éligibilité”, avoue M. Tebboune. Le département de l’Habitat a d’ores et déjà reçu des garanties de la wilaya d’Alger sur la disponibilité du foncier. Des assiettes de terrain ont été ainsi dégagées pour recevoir un lot de 65 000 logements sur un programme de 90 000 affectés à la capitale. “Tous les programmes seront lancés à Alger car, la contrainte du foncier est levée”, souligne le ministre. Autre bonne nouvelle qui concerne cette fois-ci les demandeurs de logements de type LPP (logement public promotionnel) : le paiement de la première tranche peut être échelonné. “Le conseil d’administration de l’Enpi étudiera la possibilité de graduer ce premier apport.

Nous allons essayer d’arranger tout le monde”, promet M. Tebboune en réponse aux demandeurs qui jugent l’acquittement de 1 million de dinars en guise de première tranche excessif et inaccessible. Décidé plus que jamais à réaliser dans les délais impartis le programme du quinquennal 2010-2014, Abdelmadjid Tebboune recourt à la confection d’une autre short-list nationale d’entreprises à même d’accélérer la cadence des réalisations surtout dans les régions du Sud et des Hauts-Plateaux.

Une nouvelle short-list pour accélérer le rythme des réalisations

“Avec cette catégorie de sociétés, des séries de consultations directes, tel que le stipule la loi, seront effectuées soit par les wilayas ou les OPGI.” Une parade trouvée par le ministère afin de contrecarrer les appels d’offres infructueux dont le nombre avoisine les 3 400 entre 2012 et le 1er trimestre 2013.

Les plus défaillantes des entreprises, celles qui ont abandonné leur chantier et accusé un retard flagrant pour les projets LSP ou LPA recevront, dans un premier temps, des mises en demeure, sinon, elles seront black-listées. Leur agrément leur sera retiré et seront interdites de marchés par la commission nationale. “Nous détenons toutes les statistiques nécessaires, à savoir les entreprises défaillantes, les bénéficiaires de biens ou d’aides de l’État, de la liste des demandeurs de logement…

Autant d’éléments que nous livre le fichier national”, a encore indiqué le ministre au cours d’une conférence. Cet instrument (fichier) détaille la demande exprimée commune par commune à travers tout le territoire national. D’où la décision, annonce M. Tebboune, d’assurer la couverture de la demande par commune. La répartition du programme national de logements se fera désormais par commune et non pas à travers la wilaya. Traditionnellement, ce sont les wilayas qui, une fois la tutelle leur affecte un programme, répartissent les quotas de logements à réaliser au profit des communes.

Un déficit de 720 000 logements à combler

Cette démarche ne sera plus pratiquée à l’avenir. “Maintenant, nous avons l’information de livraison dans une commune, par exemple, au temps T”, relève le ministre. Abordant le bilan de l’exercice 2013, Abdelmadjid Tebboune affirme que jusqu’à fin décembre 2013, le secteur a lancé 1 898 394 logements sur un total prévus pour le quinquennat 2010-2014, de 2 228 000 unités, soit un objectif atteint de 85%. Il a été livré à cette même date 559 394 logements, soit un taux de 63% du programme arrêté à 1,2 million d’unités en 2010.

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