hamel

Un nouveau candidat pourrait se lancer prochainement  dans la course à la présidentielle en Algérie. C’est un candidat inattendu au profil atypique qui risque, néanmoins, de bousculer l’échiquier politique. Pour l’heure, rien n’est encore officiel. Mais les informations que nous avons recueillies indiquent clairement que le patron de la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel s’impose de plus en plus comme étant le joker « du clan présidentiel » en vue de la succession du Président Abdelaziz Bouteflika. 

Le général Abdelghani Hamel, ce nom il faudra bien le retenir car il pourrait résonner fortement dans les jours à venir. Jusque là très discret et concentré sur son travail à la tête de la police nationale, l’ancien chef de la Garde Républicaine ne cache plus ses ambitions politiques et bénéficie aujoud’hui d’importants soutiens. Ce militaire de carrière, originaire comme Abdelaziz Bouteflika de la région de Tlemcen, attire la sympathie de plusieurs hauts commis de l’Etat et des hauts gradés de l’armée. Des sources proches de l’entourage du big boss de la DGSN nous assurent que le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd-Salah, et vice-ministre de la Défense nationale, entretient des relations cordiales et amicales avec Abdelghani Hamel. Mieux encore, l’homme fort de l’armée algérienne aurait manifesté un franc soutien à Abdelaghani Hamel qui est, désormais, présenté comme le « joker » qui jouera un rôle décisif dans l’éventuelle succession d’Abdelaziz Bouteflika.

Ce dernier paraît de plus en plus fatigué, diminué et incapable de relever le défi du 4e mandat. Trouver le bon successeur est donc le challenge que doit relever incessamment Bouteflika. Et au moment où on évoquait avec persistance le nom d’Abdelmalek Sellal, une autre piste, beaucoup plus fiable apparemment, est en train d’être explorée par le Palais d’El Mouradia. Cette piste s’appelle bel et bien Abdelghani Hamel. Ce dernier jouit, selon nos sources, d’une bonne crédibilité au regard de son parcours et de son travail accompli à la tête de la DGSN. La réorganisation de la Police nationale, la modernisation de sa gestion et le succès des récentes campagnes de recrutement effectuées par la DGSN au sud du pays alors que cette région connaissait une ébullition sociale ont renforcé encore le crédit dont jouit l’ancien chef de la région de l’Oranie pour la gendarmerie nationale. Respecté depuis longtemps pour son efficacité par Abdelaziz Bouteflika, Abdelghani Hamel a aussi moins de 60 ans, 59 ans plus exactement, et s’avère être plus jeune que la plupart des autres hauts responsables de l’Etat. Ce qui est un avatage qui joue aussi en sa faveur.

Après avoir bien réussi à succèder à Ali Tounsi, l’ex patron de la DGSN assassiné le 25 février 2010 dans son bureau, Abdelghani Hamel pourra-t-il s’imposer comme le candidat du consensus lors de la prochaine élection présidentielle ? Seul l’avenir proche nous le dira. Mais le présent nous dit d’ores et déjà que la voix de ce personnage pèse de plus en plus fort au sein « du clan présidentiel ».